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question 2

– Qu’est-ce que c’est, pour vous, un art engagé, une culture engagée ?

– C’est un art qui dénonce.
– C’est une façon de dénoncer.
– C’est l’art le plus important.
– Faire passer un message.
– Un art engagé…
– Dénoncer quelque chose, s’investir dans un but.

question 1

On pose, de classe en classe, cinq questions. Les élèves écrivent les réponses et puis on mélange les feuilles, et ils disent à la caméra la réponse d’un autre. Interpréter. Se réapproprier.

– Est-ce que ça veut dire quelque chose, pour vous, d’être du bassin minier, d’être du Pas-de-Calais ?

– Oui, notre culture, nos origines, là où nous habitons / vivons…
– Pas grand chose, c’est là où je ne veux pas être.
– Ça n’a pas d’importance, c’est proche et on y fait pas attention.
– Oui ? ça veut dire quelque chose d’être du bassin minier : perpétuer la mémoire des anciens mineurs.
– Non, je préfèrerai être autre part.

à Wingles

On vient d’arriver à Wingles, au Lycée Voltaire. On s’est levé à l’aube, pour passer à Culture Commune chercher le matériel et arriver au lycée en même temps que les élèves. On est installé dans une grande salle, la salle du conseil d’administration. Didier, Guy, Jérémie, Martine et Julien sont déjà partis pour intervenir dans des classes, et Maggie et Arnaud étalent au sol, dans le hall, des grandes citations pour faire les portraits-citations.
On était déjà venu à Wingles, pour une veillée. On avait joué à la salle Berthes et notre QG, c’était la salle Europa. Les danseuses et les acrobates avaient fait une intervention devant le lycée. C’était en juin 2007.

Merci

Merci à tous de nous avoir accueillis aussi chaleureusement. Nous n’avons qu’une hâte, revenir à Guyancourt. A la maison de quartier A. Renoir et à la Ferme de Bel Ebat. On en a longuement parlé avec toutes les personnes qui sont venues aux représentations de la veillée samedi 28 mars 2009 à 18H et à 21H. La dernière nuit à Guyancourt a été courte pour une bonne partie de l’équipe. On ne pouvait bien sûr pas s’en aller sans prendre le temps de discuter avec les gens jusqu’au bout de la nuit. Des Veillées. De Guyancourt. De la Ferme de Bel Ebat qui tiendrait son nom d’un seigneur, le seigneur de Belébasse ou des beaux ébats qui ont fait la célébrité de la Ferme. Nous avons passé quinze jours passionants et infiniment riches à Guyancourt. On est toujours à se demander ce à quoi pourrait bien servir ce qu’on fait. Pourquoi on fait ce qu’on fait. C’est quoi le sens de l’art, de la culture. C’est pourquoi on fait ces veillées. Pour essayer, tenter de trouver du sens avec les gens d’un quartier, d’une ville et mettre le théâtre, le cirque, la danse, la vidéo au service d’un échange avec les gens. Pour savoir. Pour comprendre.