Dernière ligne droite

Au QG ce matin Jérémie termine le montage, Louise et Mourad apprennent l’adage, Martine lit « Écriture théâtrale du traumatisme, esthétique de la résistance », en rapport avec La Casa de la Fuerza. L’auteur, c’est Christiane Page, que Maggie a eu comme enseignante. Maggie, justement, est au téléphone avec nous, on espère tous qu’elle va bien et puis on la salue, Maggie. Didier prépare les textes que nous allons lire pendant la veillée. Guy s’efforce de choisir entre deux photos pour la com’, c’est très dur de choisir, dit-il. Les deux Maries écrivent pour le blog, parce qu’il faut tenir jusqu’au bout, écrire en direct, raconter ce qui se passe et ce qu’on entend, ce qu’on voit à La Sentinelle.

Ballade

Souvent, dans les villes, la route qui mène au cimetière s’appelle la rue de l’Égalité. C’est vrai que quoi qu’il arrive, on se retrouve tous à égalité, au bout de cette rue. Perdre ce que je possède, soit. Perdre les images que j’ai dans la tête, ce sera plus dur. Les sensations, l’instant, ce sera ça, la véritable perte. Soleil rasant de fin du jour. Jardins soignés, magnifiques, dans tous les styles, sauvage, au cordeau. Statue d’un lion rugissant, statue de deux êtres qui s’enlacent, statue de deux personnes assises sur une pierre. À chacun son idéal, son carburant. Quelques friches, une dent creuse, des paysages sauvages entre deux briques, entre deux parpaings. Un cyprès, un cosmos, une framboiseraie, un désespoir du singe. Nouveaux éléments à mettre sur un plan : le château d’eau, le chevalement vu de loin, certainement situé sur une autre commune. Le tramway comme une frontière. Le nom des rues. Mystérieuse impasse qui mène à Hurtebise. Là où le vent vient toquer à la porte? Tunnel sous l’autoroute. Tout ça existe là, sur cette terre, c’est incroyable.

Le stress monte!

Dans 2 jours, on va vous montrer le portrait de votre village. On est un peu anxieux parce qu’on a vraiment envie que cela vous plaise, que vous reconnaissiez votre village et vos voisins, vos amis…

On a envie que cela vous touche, que cela vous fasse rire, que cela vous émeuve…

On a envie que vous soyez nombreux à partager ce moment-là avec nous.

Et c’est là, tout le stress…On ne sait pas ce qui va se passer. C’est là tout le stress mais surtout toute l’envie.