une belle soirée dansante, d’après filage (répétition)

Hier soir, après la répétition, nous sommes allés rendre visite aux danseur-e-s du groupe folklorique Lou Galopins d’Tslandien. Ce groupe a été créé en 1992, lors de la fête de la pomme (qui aura lieu dans les jours à venir). Le groupe, au départ était constitué de beaucoup de jeunes gens, des adolescents qui, en grandissant, ont préféré se tourner vers d’autres activités. Quand St julien a célébré l’anniversaire de la signature du traité de paix entre le Duc de Savoie et les Genevois, les Lou Galopins d’Tslandien  se sont jumelés avec un groupe de danse folklorique suisse d’Onnay.
Le danses folkloriques suisses sont plus récentes que les danses savoyardes. Pour les Lou Galopins, ces danses permettent de faire perdurer les coutumes et les racines locales. Chaque coin de Savoie et de Suisse a ses danses particulières. La danse fait voyager puisque le groupe est allé en Bretagne. Les danses bretonnes sont plus rapides. Il est plus aisé de mélanger les styles avec la Suisse.
Fabriquer les costumes demande un énorme travail.
Le groupe se rencontre deux heures par semaine, le jeudi soir, à l’Arande qui est une ancienne fromagerie, totalement rénovée, disposant de nombreuses salles de travail.
Le groupe se produit lors de la descente des Alpages à Annecy. Cet évènement rassemble tous les ensembles folkloriques des environs. Tous les deux ans, à Genève une rencontre internationale est organisée avec des compagnies venant du Kosovo, du Portugal, d’Albanie, de Suisse, de France, de Grèce et d’Espagne.
J’en ai usé des cavaliers, à tel point que je fais l’homme, nous dit une des danseuses. Les Lou Galopins d’Tslandien cherchent des hommes, des danseurs.
Nous avons quitté le groupe vers 21h20, après avoir dansé avec elles-eux, mangé un gâteau et bu le verre de l’amitié.

J-1, on diffuse le film spectacle demain à L’Arande à 20h

Jeudi, veille de la diffusion du Portrait de Saint Julien en Genevois. A 16h, on répète. Didier et Pierre sont à la salle L’Arande et peaufinent le montage technique. Ce matin Lucien, Marie, Mourad et Isabelle ont prêté main-forte à Pierre pour installer le décor. Ils-elles ont décidé d’installer le grand écran et d’ouvrir les rideaux de côté, différemment de ce qui avait été prémonté. Cette après midi, c’est donc Didier qui a pris le relais et qui assiste Pierre tandis que Bénédicte finalise le montage du film et règle les vidéo-projecteurs. Marie, Isabelle, Lucien et Mourad déambulent dans la ville en chantant aux passants et aux terrasses de bistrot des chansons entrainantes, pour donner l’envie aux gens de venir au spectacle demain soir. Et c’est aussi et surtout une façon d’aller à la rencontre des personnes, comme nous le faisons tout le temps en utilisant toutes sortes de moyens, de médias. Pour le contact, l’échange et l’enchantement.

À Saint-Julien, il y a

À Saint-Julien, il y a
Des fermes transformées en hôtel
Des fermes transformées en atelier d’art
Des garages transformés en brasserie
Des brasseries qui deviennent bar le vendredi soir
Une frontière au bout de la rue
Des échafaudages et des grues
Des batailles navales à la ludothèque
Des champions de boxe
Des barbiers souriants
Des cafés papotages, sans café
Des skateboard – brushless
Des amphores turques
200 joueurs de pétanque
1000 naissances par an
Du couscous partagé
Une musiquerie
Une accorderie
Des pistes cyclables pas toujours parfaites
Des dames qui cousent au dernier étage de l’Arande, le mercredi après-midi
Une gare
Des food-trucks
Le bus D
De la bière au chocolat
Un soutien-gorge au bout de la route de Thairy
Des hamburgers végétariens
Du Feydeau à Arsenic et de l’amour Côté Cour 1603
Des embouteillages le matin et le soir
Une cour dans la rue de la ferme
Du génépi

On va bientôt aller chercher Pierre à la gare

L’équipe s’agrandit aujourd’hui. On va chercher notre technicien-magicien à la gare à 18h30. On l’appelle Robes-Pierre mais, en vrai, beaucoup de monde l’appelle juste Pierre.
Demain, on arrête de filmer. Les répétitions vont commencer et on est très pressé de voir le résultat de notre film-spectacle pour pouvoir vous l’offrir vendredi.

Le nouveau maire ne fait pas de vélo

On est allés à l’ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) puis au foyer d’hébergement, pour faire des mini-interviews et poser notamment une question que nous posons souvent, « pour vous, qu’est-ce qui a changé à Saint-Julien ? ». Tous nous parlent de leur environnement immédiat, changements d’éducateurs, changements de procédés dans tel ou tel travail de manutention, changement dans l’organisation d’un moment particulier de la journée. Mais il y a aussi Bruno, l’un des 25 pensionnaires du foyer de Saint-Julien, qui nous parle de la politique de la ville, des grands changements, des routes, des immeubles, et du fait que le maire a changé. « Le nouveau maire, il ne fait pas de vélo. Le maire d’avant, lui, il faisait du vélo. »img_5310-stju-esat

Le couscous d’Hamina

Ce midi Didier et Guy se sont invités à l’atelier cuisine pour  déguster le couscous d’Hamina dont la réputation n’est pas usurpée. On y a rencontré Guiguitte une figure de Saint Julien. « J’y suis née, j’y claquerais », dit-elle. Elle a fait tous les métiers. A l’usine Chapuis, elle a fait  des rustines 10h par jour pendant 2 ans mais surtout elle a été typographe, elle composait le journal Le Cultivateur Savoyard, un journal local qui a été racheté par le Messager . Les gens disaient : « On achète le cucu ». Le repas se passe à la Mief (Maison Intergenerationnelle de l’Enfance et de la Famille) . « On mange chez moi », dit elle parce que la Mief est construite sur l’emplacement de son ancien verger qu’elle a revendu à la municipalité pour ne pas avoir un immeuble de 5 étages devant chez elle. Elle a plus de 90 ans et a connu Saint Julien à 1200 habitants.  « Aujourd’hui, je connais plus de gens au cimetière que dans la ville » . Elle reste bonne vivante et a amené le vin rouge. La seule fois où elle a apprécié les Suisses, c’était pendant la guerre. Ils avaient autorisé les habitants de Saint Julien à se réfugier près de la frontière et leur avaient donné du chocolat . « Ça faisait 6 ans que j’en avais pas mangé », dit-elle.