Aurélie Lecaille et ses magnifiques dessins au stylo-bille

Nous avons rencontré et interviewé Aurélie cette après-midi aux Mares-Yvon. Elle est, ce qu’on peut appeler – même si elle n’aime pas le terme – une artiste « entre guillemet » nous dit-elle. Elle aime dessiner et peindre, c’est la passion de sa vie. C’est magnifique ce qu’elle fait, ça vient de la graine de la créativité nous dit-elle mais parfois, cette graine, elle hiberne. C’est le vide créatif mais ce qui est rassurant, c’est que cette graine repousse au printemps.

Elle ne veut pas, par contre, qu’on la cantonne à cela. Elle nous dit qu’elle n’aime pas quand les gens ne lui parle que de son « aura d’artiste » quand ils la rencontrent. Elle voudrait qu’on lui parle aussi de ses sentiments, de ses joies, de ses peines, de ce qui l’intéresse. Beaucoup de choses à vrai dire: la marche à pied, le trek, la musique, les autres artistes-peintre, la solitude.


Compagnie HVDZ!

Quatre consonnes qui sonnent et résonnent,
Qui nous font partir pour cette fois en Essonne,
Travail nous emplissant d’actions et de réactions,
Ou nous ramons et nous escrimons,
A nous dépasser, parcours de dépassement de nos limites,
Apprendre à aller, au contact, questionner ainsi de suite,
Ces personnes inconnues, leur faire dire de leur propre voix,
Donner leur avis, leur ressenti qui les mettrons en joie,
Mais le clou, la finale, c’est le spectacle final,
Où nous retrouverons ensemble dans cette salle,
Ou par la magique magie du scénario et l’aide de DIDIER, LUCIEN, MARTINE, JEREMIE et d’la jolie MARIE, et tous les autres,
Il ne me reste plus qu’à dire à la Cie HVDZ,
Tel un gigantesque feu d’artifice, à la cie HVDZ, BRAVO et MERCI!

 

Martine! texte de Xavier

Martine! Une mine de références littéraires et philosophiques tout au long de la conversation. Une conversation, je dirais presque un cours magistral, il ne lui manquait qu’un amphithéâtre à sa disposition. Malraux, Anna Harendt et la banalité du mal, d’autres encore ont été cités…

En outre, cette femme est une poète remarquable, j’ai soigneusement lu son texte « éternité », le temps me manquait pour savourer tout son recueil. Bref, une femme de lettres du rang de la comtesse de Noailles et de Marcelline Desbordes Valmore. Il ne reste plus à Martine qu’à trouver une maison d’édition.

Ce matin, on a rencontré Claude

Claude, c’est le Monsieur Sport de BD Sud et BD Nord.
A 11 heures, Serge, Lucien et Sylvie sont dans la salle de sport. On avait pris rendez-vous et quand on arrive Claude rame.
Rame, rame, rameur, ramez, on avance à rien dans ce canoë… Quand on voit Claude en sueur sur son rameur, cette chanson résonne dans nos têtes.
La salle n’est pas très grande mais très lumineuse et aérée, des machines sont éparpillées : on peut pédaler, courir, marcher, ramer et « abdominer ».
Un patient en bermuda court sur un tapis, un casque sur les oreilles. Claude a épongé son visage, la sueur a disparu. L’entretien commence dans ce lieu sans bureau.
Claude dit : je suis infirmier, je suis entré dans l’hôpital en 82, ça va faire 35 ans. J’ai passé 15 ans dans les services puis j’ai demandé un poste dans le service des sports.
La question est : pourquoi? La réponse est : déjà dans les services, je participais aux activités sportives. Je suis sportif. C’est un bien-être, on ne peut pas faire une scission entre le cérébral et le corps. Je peux apporter ma vision des choses et il y a toujours une interaction avec l’équipe soignante. Le sport se fait toujours sur prescription médicale.
Le problème est : je travaille seul sur les 2 sites. Avant, on était 2. Je suis seul depuis 2010. Je travaille dans l’urgence, je ne passe pas assez de temps avec les patients. Je me bats pour une création de poste.
J’organise tous les ans un championnat de sports adaptés, on s’entraîne toute l’année. On fait de la compétition de pétanque, natation et badminton. Tous les jeudi, on s’entraîne. Il y a une cinquantaine de personnes et le midi, je prépare un barbecue : on fait des barbecues même dans la neige !
J’adore mon métier. Je reçois beaucoup, les gens sont adorables. Quand les gens viennent faire du sport, ils vont déjà un peu mieux.
J’ai pas de blouse blanche, c’est un métier passionnant. J’anime un atelier badminton le mercredi, je vois partir les gens avec la banane.
Je ne me verrai pas assis à un bureau, ici il n’y a pas de bureau. Je reçois des gens qui ont oublié ce que c’est le sport, je les aide à remettre le pied à l’étrier. Mon but, redonner le plaisir, on vient chercher ici le plaisir et le bien-être. Je fais du soin mais je mets mon côté soignant de côté.
J’ai des collègues qui accompagnent les patients et qui participent, j’aime bien. J’espère être utile dans la vie des patients.
Et là, le patient qui courait demande à prendre la parole. Il ne court plus sur le tapis et il a enlevé son casque depuis longtemps déjà. Il nous écoute, il nous regarde et il dit tout le bien qu’il pense de Claude et de sa salle de sport. Il dit : c’est bénéfique, je viens de l’hôpital de jour. Je ne suis plus hospitalisé alors, la salle de sport permet de garder une vigilance. C’est de l’oxygène. Ici, on reprend une vie sociale même si au début, on n’a pas envie. Les médicaments ne permettent pas tout, on doit faire attention et comme Claude est infirmier on se sent en sécurité.
Claude conclut qu’il a l’impression de faire un métier comme un autre et que son entourage ne trouve pas ça bizarre. Claude dit : j’explique, ça ouvre des portes ! Je ne me verrais pas faire mon métier dans une salle de sport à l’extérieur et : ce boulot, c’est un bonheur pour moi !
rt, je les aide à remettre le pied à l’étrier. Mon but, redonner le plaisir, on vient chercher ici le plaisir et le bien-être. Je fais du soin mais je mets mon côté soignant de côté.
J’ai des collègues qui accompagnent les patients et qui participent, j’aime bien. J’espère être utile dans la vie des patients.
Et là, le patient qui courait demande à prendre la parole. Il ne court plus sur le tapis et il a enlevé son casque depuis longtemps déjà. Il nous écoute, il nous regarde et il dit tout le bien qu’il pense de Claude et de sa salle de sport. Il dit : c’est bénéfique, je viens de l’hôpital de jour. Je ne suis plus hospitalisé alors, la salle de sport permet de garder une vigilance. C’est de l’oxygène. Ici, on reprend une vie sociale même si au début, on n’a pas envie. Les médicaments ne permettent pas tout, on doit faire attention et comme Claude est infirmier on se sent en sécurité.
Claude conclut qu’il a l’impression de faire un métier comme un autre et que son entourage ne trouve pas ça bizarre. Claude dit : j’explique, ça ouvre des portes ! Je ne me verrais pas faire mon métier dans une salle de sport à l’extérieur et : ce boulot, c’est un bonheur pour moi !

Petit retard au Pavillon de l’Horloge (cinq minutes précisément)

A Sainte-Geneviève-les-Bois, nous installons le QG au Pavillon de l’Horloge de Barthélémy. Les chants s’envolent déjà dans notre pièce qui sert parfois d’Eglise, le vendredi. On visite aussi les autres pièces, on rencontre une médecin, une psychiatre, Martine qui est aux Peupliers et écrit des sketchs sur Marine le Pen et Donald Trump, on récupère les badges, essentiels pour franchir n’importe quelle porte, Sylvie se sert son premier café (fort !), Véronique nous raconte qu’on lui a volé sa trottinette, devant chez elle au quatrième étage.

Le soleil est là.

Arriveront bientôt nos autres compagnons de route pour ce portrait. On a hâte de les retrouver. Nous aurons une heure pour se retrouver avant de partir à trois équipes pour les premières interviews, deux filmées et une pour le blog.

On rit déjà.

 

 

Sylvie est arrivée!

On a installé le Q.G. Nous sommes prêts. Sylvie est arrivée, c’est la première. On attend le groupe pour 10H et puis on se jette dans le bain. On a déjà rencontré Martine qui nous a écrit un poème pour notre arrivée.

Jérémie et Christophe ont des problèmes de trains. 45 minutes de retard. Il fait beau, nous sommes de bonne humeur. Nous avons les badges pour ne pas rester enfermés dans le Q.G., nous avons le matériel, nous avons internet, nous avons les tracts.

Ready to go!

 

Instantané ESPM Barthélémy Durand Deuxième!

Nous sommes arrivés hier soir à Saint-Michel-sur-Orge où nous dormons afin de commencer ce matin le deuxième portrait de notre projet avec l’établissement de santé mentale.

Cette fois-ci, on s’attaque au Nord à Sainte-Geneviève-des-bois. On retrouve tout le groupe dans deux heures. On a hâte mais, pour l’instant, c’est l’heure du café.