tranquille

C’est toujours en début de saison qu’on se pose le plus de questions. On avait commencé la saison dernière avec un stage avec le pave.org, sur l’éducation populaire et la transformation sociale. Comme tout ça paraît loin tout de même. On a pensé transformer la compagnie, l’association en Scop. Mais comme tout ça semble s’être éloigné. Du moins dans le temps. On dirait que ça fait partie d’une autre époque. Non pas qu’on ait changé de conviction mais on avait eu l’idée de plein de changement dans le fonctionnement et les propositions. On a cette impression que des choses auraient pu exister ou continueraient d’exister alors qu’on n’y participe plus du tout. H.D. Thoreau dit qu’on est riche de tout ce qu’on peut laisser tranquille. On peut tout de même regretter de n’avoir pas creusé davantage le filon. On s’en veut de n’avoir pas été plus radical. Plus incisif. Plus subversif. On sent bien que le traditionnel reprend le dessus. La vie, quoi! L’autre jour nous étions au centre social d’Haubourdin, au Parc. On s’est dit, après qu’on nous ait énuméré les activités du centre social que cela correspondait au fonctionnement idéal d’un vrai théâtre. Nul besoin de l’inventer puisqu’il existe. A Haubourdin, au centre social du Parc.

le terrain (je regarde le foot à la télé)

On a présenté et parlé des Instantanés à des professeurs réunis par le CRDP et Culture Commune en salle 1 de la Fabrique à la base 11/19. On a présenté un court extrait vidéo du travail qu’on fait dans les établissements scolaires. On s’est un peu embrouillé dans les explications. On ne savait pas par où commencer. On est reparti en arrière dans l’histoire, jusqu’en 2003/2004 à la création des Veillées pour expliquer que les Instantanés représentent une déclinaison des Veillées tout comme les Portraits de Villages. Mais on s’est emmêlé entre description et explication. Pourquoi et comment on fait ce qu’on fait. Heureusement on avait une petite vidéo. La vidéo, c’est concret! Si on en était resté aux seules paroles, personne n’aurait rien compris. Et pour nous ça aurait été frustrant. On était avec Maggie. La semaine prochaine, c’est Dunkerque.

le parc à haubourdin

On ne se parlait plus depuis des semaines. On est allé au restaurant ensemble. On a passé un bon moment. On est sorti les derniers du restaurant. Il était tard dans l’après midi. On a pensé que ça irait mieux. Hier soir on est allé au centre social du Parc à Haubourdin avec Emmanuel du Cerd et avec Maggie. On a expliqué dans les détails ce qu’on allait faire On a démontré que notre façon de faire l’art et la culture en co construction (faire une oeuvre d’art ensemble)  participe d’une démarche politique de démocratie participative. On en a déduit que la culture telle qu’on la comprend, c’est du développement durable; il y va de l’environnement et du social. On a pris le temps de réfléchir. On s’est posé la question des gens qui avaient du mal à finir les fins de mois et pour qui le développement durable n’est pas la priorité. Avec les gens du centre social et de la commission développement durable on est bien d’accord qu’il s’agit d’un problème poltique et d’un choix de société. Si on veut vraiment que ça change, il faudra changer de système. Si on veut que les gens du peuple se sentent concernés par le développement durable. Sinon on ne connaîtra jamais que le développement durable d’une forme d’économie qui fait du développement durable un luxe, un produit de consommation à la mode.

surchauffe

Heureusement qu’on n’est pas plus nombreux, les journées seraient bien trop courtes. On a pensé qu’avec le temps, tout cela se serait calmé. Comment dire? Euh, ça a monté en puissance au fur et à mesure des heures qu’on a passées au bureau. De 9h à 19h. Non stop. On a mangé sur place. Des pizzas. Heureusement qu’on n’est qu’une compagnie. On doit prendre en compte la situation des uns et des autres et trouver des solutions pour tout le monde. Et des débouchés à nos projets. Ce soir on va à Haubourdin, au centre social du Parc, pour la suite du film-veillée pour le Cerd et le développement durable. Après les porteurs de parole au 11/19 à Loos en Gohelle et l’usine Pocheco à Forest sur Marque. La semaine prochaine on démarre la Veillée de trois semaines à Dunkerque. Première fois qu’on fait une Veillée de trois semaines. Il a été question qu’on reprenne la brique, suite à une demande à Lille à l’école régionale des sciences politiques. En novembre. On a imaginé le spectacle pour le 11/19. On aurait besoin d’un peu de temps pour l’adapter. On n’en a pas.  Ce sera pour une autre fois.Pas le temps de se poser! Nathalie, notre présidente est venue dans l’après midi nous prêter main forte. Je me demande comment dans ces conditions on pourrait réinvestir le quartier puisque dès qu’on franchit la porte du bureau, on n’en ressort que dix heures plus tard. La tête comme un billard électronique en surchauffe.

Qu’est ce qu’on fera l’année prochaine? On est déjà en train de se demander ce qu’on fera l’année prochaine. On a à peine démarré cette nouvelle saison…

Ce matin on est allé montrer notre film sur les apprentis à la région. C’est à dire qu’ils s’attendaient à un film comme un autre. Mais c’est un film de Veillée qu’on leur a montré. Sans l’installation. Sans les deux grands écrans et les acteurs qui lisent le journal de bord de nos rencontres. Du coup voudraient qu’on refasse tout. C’est pas évident. On n’est pas des réalisateurs de films documentaires.