Jean-Claude Wallach

On a appris la mort de Jean Claude Wallach et ça nous attriste beaucoup. On l’avait rencontré une première fois à Limoges à l’époque où il était consultant. Et il nous avait demandé d’intervenir au SYNDEAC quand il en était le secrétaire national. La dernière fois, c’était à Nantes pour la région des Pays de Loire dans le cadre d ‘un séminaire sur la région et les politiques culturelles. Et cet été il nous avait annoncé qu’il était aux Tréteaux de France. On avait lu avec beaucoup d’intérêt, la culture pour qui?. On se retrouvait bien souvent dans les analyses bourdieusiennes de Jean Claude Wallach. On s’était retrouvé un jour à St Nazaire et on avait visité ensemble avec Francis Peduzzi l’écomusée… Un jour et une ville magnifiques. Une promenade complice. Un soleil radieux. C’était un samedi matin. Comme aujourd’hui. On avait fait en partie le tour du port à pied. On admirait les paquebots en construction. On avait mangé en terrasse. Du côté de la base sous marine. Là où bientôt le Fanal aura son grand et beau théâtre. Avec Jean Claude Wallach et Francis Peduzzi on avait passé deux jours à St Nazaire à refaire le monde…

2 mars 2012

Passé la journée au bureau. Réunions. Cet après midi, avec Didier, Maggie, Gilbert, Jérémie, on a évoqué la possibilité de faire plusieurs équipes autour des Veillées. Parce qu’on a beaucoup de demandes. On va voir. C’est une première discussion. Une piste de réflexion engagée. On a évoqué aussi le départ de Flora. La compagnie vit une saison très particulière avec beaucoup de changements. Des départs. Les Veilleurs de base, à l’heure d’aujourd’hui  sont (presque) toujours les mêmes depuis de longues années. Martine, Didier, Jérémie, Flora, Camille, Dorothée, Guy, Hervé. Mais la vie change et les gens évoluent. Donc il faut questionner le fonctionnement et bien sûr envisager des nouvelles collaborations. Et il y a eu les départs d’Olivier, de Sandrine de Frantz et de Romain. Demain est un autre jour.

après on verra bien

Hier on s’est vu pour rajouter des éléments au début et à la fin des Atomics. Des moments de vidéo. Des gens de Lallaing et des gens de  Méricourt. Et à la fin une belle image d’une danseuse rencontrée à Sao Paulo. Et puis on essaiera aussi à la toute fin de rajouter une série de citations qui mêlerait des nantais et des dunkerquois. Si on devait en faire un autre, un autre spectacle-synthèse, on s’est promis qu’on l’appellerait autrement. On s’est dit qu’on pourrait garder la forme. Et faire comme plusieurs volumes d’un même spectacle. Comme c’est le cas pour les Veillées. En faire toute une série. On a passé beaucoup de temps à revoir les Veillées. On a tellement d’archives. Comme une encyclopédie.  Enfin, on va déjà aller au bout des Atomics et après on verra bien. Réunion d’organisation cet après-midi au bureau. A Loos en Gohelle. Sur le site du 11/19. Pour la saison prochaine. Comment on s’organise? Comment on continue?

marcher

Une  vraie vie, c’est toujours une vie autre, une vie différente. La vérité fait rupture, elle est à l’Ouest: pour se réinventer, il faut trouver en nous le courant du sauvage: celui qui sourd, échappe, déborde. Nous sommes prisonniers de nous-mêmes. On parle de la tyrannie de l’opinion publique, mais elle n’est rien, dit Thoreau, comparée à l’opinion personnelle. Nous sommes enferrés dans nos propres jugements. Marcher pour Thoreau (vers l’Ouest, mais on va vers l’Ouest, dit Thoreau, quand on marche bien) ce n’est pas se retrouver, mais donner la possibilité de réinventer… On raconte que, les derniers jours, un prêtre était venu au chevet de Thoreau mourant, pour lui apporter les consolations de la religion en évoquant l’autre monde, l’au-delà. A quoi, Thoreau aurait répondu: « s’il vous plaît, un seul monde à la fois ».