un coucou de Hamel

Hier soir Guy a joué la Brique à Hamel, dans le sud du département du Nord, du côté de Lécluse (le seul village dans tout l’univers qui veut être rattaché au Pas de Calais) et pas loin de Vitry en Artois. A Lécluse on a fait une Veillée, un Portrait de village, il y a quelques mois. Hier c’était Hamel, un village voisin. Un belle soirée. Y avait bien du monde et le spectacle a été accueilli très chaleureusement. Merci à tous les amis du Sira (organisme d’insertion de la région du Nord) et de l’Hippodrome. C’est jamais gagné et pas évident d’avoir tant de monde pour du théâtre dans un petit village. Et nous autres, les camarades Veilleurs sommes à Aire sur La Lys, pour un portrait et ça démarre très fort, sur le marché, sur la place centrale, sous le soleil, exactement…

Aire sur la lys

On avait rendez vous le premier avril avec Martine à Aire sur la Lys. On est arrivé à l’heure, il y avait du monde. On était impressionnée toutes les deux parce qu’autour de la table on était au moins 20. On a expliqué le portrait d’Aire sur la Lys, on a raconté pourquoi on faisait ça, qu’est ce qui avait amené la compagnie a faire ce travail. Martine a rappelé a quel point ce travail que l’on fait nous est nécessaire, et comme on aime à rencontrer les habitants. A Aire sur la lys, il y a beaucoup d’associations, et on a pris le temps de discuter avec tout le monde et de réfléchir avec chaque personne à une intervention en lien avec sa structure ou son groupe. On a parlé de l’importance de la presse locale, et justement ils étaient là hier, ils ont posé beaucoup de questions.

On a rencontré Céline, qui nous a glissé à l’oreille que : « oui ça m’intéresse complètement, vous savez moi je suis de l’éduc pop alors .  » j’ai revu Jean Pierre Boens qui travaillait à la fédération des oeuvres laïques pendant des années, et qui présidait les rencontres de théâtre amateur – les biennales, ça nous a emplit de tendresse. On a parlé de Claire G. qui s’occupe du projet ARS que l’on avait rencontré à l’hôpital de Lens, et qui travaille avec l’hôpital d’Aire sur la Lys, cette année ils ont réalisé un film entre patients et personnels de l’hôpital, lorsqu’ils l’ont diffusé à l’AERA (où l’on va jouer) la salle était complète, ils ont même dû refuser du monde.

On est sorti tard de la salle, ils faisaient nuit noire, on a encore parlé un moment avec Martine sur le parking, sourire aux lèvres en se disant que ces réunions sont un plaisir, et en se redisant que l’on a de la chance de faire ce que l’on fait, et que même si on a un coup de fatigue, on vient là, on se laisse aller à la rencontre et on ressort gonflées à bloc, rechargées !

Aire sur la Lys ça va dépoter !

Rendez vous à 14h30

En route pour Amiens ! On va visiter le cirque d’Amiens, magnifique cirque en dur, pour le spectacle Aimer si fort qu’on y jouera l’année prochaine ! Pas oublier d’écrire les textes pour la nouvelle convention avec la DRAC ! Et demain on démarre à Aire sur La Lys et on joue La Brique à Hamel.

Douai, Angelica Liddell, Aire sur la Lys

Tout s’est bien passé à Douai. A la salle OB. Du monde plein la salle. Dans la matinée, on a rempli le formulaire pour la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) dans l’idée du renouvellement de convention. On a parlé de projets. Le temps avance. Et on ne peut rien y faire ou ça se saurait. Toujours est il qu’hier matin avec Gilbert, on semblait n’en rien savoir. Il est question qu’on joue Aimer si fort… au théâtre Arc en Ciel de Liévin, la saison prochaine. Pour la compagnie, c’est le retour aux sources. Jack Lang nous avait installés là, avec le Ballatum Théâtre, au début des années 90, en accord avec le maire de l’époque, Jean Pierre Kucheida. C’est le saumon qui remonte la rivière. A contre courant. Le poisson qui va jusqu’au bout de ses forces. La rivière, c’est sa Maison de la Force. Quand Angelica Lidell sur son tapis de course court jusqu’à perdre haleine (en écoutant Bach et en pleurant ). L’eau salée des larmes, c’est la mer et la rivière, le tapis de course. Une passacaille, deux passacaille, trois passacailles. Et si Angelica Liddell, c’était… Vendredi on démarre le Portrait d’Aire sur la Lys, la Belle du Pas de Calais.

La Brique à l’Hippodrome

Demain c’est La Brique à l’Hippodrome de Douai, salle OB. Nous y avions joué le film-spectacle de la Veillée, créé avec les habitants de Dorignies, en tout début de saison. Nous en gardons un souvenir fort. Rien ne nous empêche de jouer, demain soir à Douai, après nos déboires à Lallaing. Nous jouons La Brique trois fois cette semaine dans le nord, dans le sud du département du Nord, à Douai, à Hammel et à Monchecourt. A Monchecourt, on avait réalisé avec les habitants un portrait de village. Ce fut un grand moment ; nous étions accompagnés par Jeanne, première adjointe au maire, dans tous nos déplacements, ce qui avait considérablement facilité les rencontres avec les villageois. On se souvient bien du terril de Monchecourt pour l’avoir escaladé plusieurs fois, du centre du village et de la cité. Marion Collet était de la partie, de notre côté, et nous avions fait des photos avec des membres d’un groupe de personnes au RSA dont s’occupe Virginie. Marion, qui est écrivaine et acrobate, avait posé avec chaque personne dans une attitude acrobatique à chaque fois différente. Et aussi sur le mini-bus de l’association. Des vraies pépites d’humanité.

La Brique n’aura pas lieu

On aurait dû jouer ce soir. A Lallaing ! Mais le maire en a décidé autrement. Au dernier moment, il annule, il nous prend la salle pour son intronisation. Tout avait été organisé avec soin. Les écoles avaient travaillé sur le thème du spectacle. Une exposition était prévue. Nous avions fait une Veillée à Lallaing et Fline-les-Râches, il y a quelques temps qui avait réuni plusieurs centaines de personnes où nous avions avec les habitants construit un film-spectacle sur le territoire. Et voilà le résultat ! Un drôle de sentiment ! On se dit, ça ne se fait pas ! C’est une question de respect. Et tout le monde de dire qu’il faut créer de l’emploi, un spectacle comme la Brique met en jeu le travail de cinq à dix personnes sur une journée. Eh bien ! Rien n’y fait, le maire de Lallaing ne pouvait plus attendre pour fêter son élection, il lui fallait la salle des fêtes cet après-midi…Pour tout dire, la célébration a eu lieu à 16h cet après midi. Nous devions installer ce matin un espace de jeu dans la salle des fêtes mais qui n’aurait pas empêché de toute façon que le maire reçoive ses amis (La salle des fêtes de Lallaing est grande). Rien n’y a fait ! A l’heure qu’il est, la salle est vide, la fête est finie et nous aurions pu accueillir le public pour visiter l’exposition et jouer. Sur place, on dit aux gens qui viennent pour l’expo et le spectacle que ça paraît incroyable mais c’est comme ça ! Pas de Brique à Lallaing ! Ça laisse sans voix !

plus de brique à Lallaing

Samedi, on devait jouer La Brique à Lallaing (c’est prévu depuis un an) mais le maire a réquisitionné la salle des fêtes pour célébrer son intronisation (c’est un nouveau maire (UMP) dans une ville aux mains de la gauche depuis toujours, qui prend les rennes de la ville). Plus de salle, plus de spectacle. On l’a appris avant hier et on devait jouer demain. Les bras m’en tombent. On a parfois l’impression de n’être rien. Et considéré comme tel. Mais restons positifs, comme dit la chanson (laquelle ?) , ce n’est que partie remise  !

Vive Béhal !

2 Briques hier à Béhal dans l’après-midi. Dans la salle Ouest, à l’endroit même où les lycéens ont fait le spectacle jeudi et vendredi dernier. Quelle joie ! A peine avions nous terminé la première représentation que nous enchaînions avec la seconde ! Les lycéens sont venus par classes entières avec leur professeur. Les lycéens-veilleurs sont venus en nombre. Ce fut l’occasion d’une belle discussion après le spectacle. C’était classe. On a vraiment l’impression d’être chez nous au lycée Béhal. Comme si HVDZ, les artistes participaient pleinement de la vie de Béhal ! Tous les jours on invente ensemble avec les lycéens ! Dans l’intention de s’ouvrir tous le plus largement possible sur le monde ! Changer le monde, comme dirait Marx et Changer la vie, comme dirait Rimbaud !