Mélancholia

La chaleur est intenable. On continue à donner le spectacle à 13h. On prend le plateau après une équipe de théâtre luxembourgeoise. La climatisation tourne jour et nuit. On limite l’utilisation des projecteurs pour ne pas rajouter de la chaleur. Le théâtre était plein hier après midi. Plus qu’à l’habitude puisque que nous avons installé quelques chaises pour que tout le monde puisse prendre place. Après nous, des musiciens viennent rafraîchir l’atmosphère. Les gens se réfugient dans les rues dans les coins d’ombre pour ne pas brûler sur place. Les terrasses à l’ombre sont prises d’assaut. La terrasse du cinéma Utopia ne désemplit pas…

l’homme est par excellence l’être d’anti nature

Soleil sur Avignon et températures caniculaires. Les trains passent sur des rails chauffés à blanc. Le trains de marchandise nous offrent leurs plateaux vides. Partir ! Où ? – J’en sais rien ! Beaucoup de spectateurs hier pour la Brique. Mais moins que la veille et l’avant-veille. Malgré tous nos médias de propagande. Les distributions de tracts et les diffusions d’images le soir, un extrait de La Brique sur les façades de la ville, les maisons, les églises, le palais de Papes. Et la presse. Nous sommes installés dans la salle intermédiaire du lieu. Présences Pasteur est constitué de trois salles de théâtre avec des jauges différentes. 60 spectateurs assis peuvent prendre place dans notre salle. Cette semaine nous aurons la visite de nos élus régionaux. Le jour de la journée du conseil régional à Avignon. Une date importante puisque l’année prochaine la Région ne vient pas à Avignon car il y a les élections régionales au mois de mars 2015. Avec cette chaleur, quelle chance nous avons que la salle soit climatisée !

qu’est ce qui se passe quand la pluie cesse de tomber

Les jours très chauds arrivent. On attend des températures qui frôlent les 40°Celsius. Nous avons fait salle pleine, hier. Moins trois sièges. Et puis on a fait un point tous ensemble sur la représentation et chacun est allé de son côté, vaquer à ses occupations. Distribuer des tracts, accrocher des affiches, préparer la diffusion des images vidéos du spectacle pour le soir, sur les murs de la ville ou aller voir un spectacle. Présences Pasteur, rue du Pont Trouca est un lieu agréable du off. On peut à l’ombre des grands arbres, siroter un jus de gingembre frais, et déguster un fameux café maison. On n’a de cesse de se demander si les gens qu’on rencontre, quand on distribue les tracts, viennent assister au spectacle. Les gens reçoivent des dizaines de tracts par jour, à longueur de rues dans Avignon. Comment faire le tri ? Dans le in, les spectateurs réservent, en nombre, leur place à l’avance. Pas de problème de spectateur dans le in. Dans le off, c’est tout le contraire. Quand on distribue des tracts, on court après les spectateurs. On parle en accompagnant les gens qui continuent leur chemin le long des trottoirs.

B. Stiegler

Hier jour de grève. Pour la défense des droits des intermittents. Plus de cinq mille personnes ont défilé dans les rues. On s’est couché par terre Place Pie. Impressionnant. Le cortège a bloqué toute la ville tellement nous étions nombreux. Le monde est arrivé à Avignon, les rues principales sont bondées. Nous sommes entrés dans la deuxième partie du festival jusqu’au 20 juillet. Du 20 au 27 juillet, les festivaliers laisseront la place aux flâneurs. Et débuteront d’autres grands festivals comme celui de Chalons sur Saône. Nous reprenons La Brique à 13h. Puis nous distribuerons des tracts. Et ce soir c’est la finale de la coupe du monde de football. Vendredi, nous sommes allés aux rencontres philosophiques d’Avignon. Le sujet du jour, c’était le temps. Seul B. Stiegler  a fait allusion aux intermittents, aux temps des intermittents et à la lutte.

C’est la grève

Jour de grève. Nous avons voté la grève. Nous espérons qu’elle sera massive. On sera là pour accueillir les gens et dire combien c’est important de faire grève, qu’on ne peut pas faire de nous ce que l’on veut. Ce monde marche sur la tête, l’extrême droite prend le pouvoir aux élections municipales et européennes et on devrait rester sans rien dire lorsque le gouvernement continue de prendre des décisions iniques, comme celles d’agréer cet accord sur les intermittents, qui va dans le sens des intérêts des plus riches, qui va appauvrir le intermittents et les précaires. On fait grève par nécessité. Par ce qu’on n’a pas d’autres moyen de se faire entendre un tant soit peu. Si tant est qu’on veuille bien nous entendre.

A.Lidell et La Brique

On a eu bien du monde puisqu’on a débordé notre petite jauge. Le temps est frais mais ne devrait pas tarder à se réchauffer. Le festival entre dans sa semaine décisive, la semaine du 14 juillet. C’est à ce moment là qu’il y a le plus de monde. Faut garder le cap ! Hier on a eu des lycéens de Valenciennes et on a discuté avec eux après le spectacle. Leurs professeurs avaient participé à un stage au lycée Blaringhem à Béthune organisé par l’académie du Nord Pas de Pas de Calais et Véronique Dekimpe. Stage qu’on a animé. On avait travaillé sur Aimer si fort… Ils nous ont dit hier qu’ils avaient repris le texte en atelier au lycée, le texte d’Angelica Liddell. Et que les élèves veulent voir le spectacle qu’on reprend à Liévin.