pas déçus du voyage

Hier Champanges. On se pensait dans un film de David Lynch. Un dimanche de pluie continuelle. Des chalets en bois tout autour. Personne dans les rues. Madame Rebu nous a accueillis sur les coups de midi pour nous remettre les clefs de la salle des fêtes. Le montage a eu lieu tout l’après-midi (comme tous les jours). Vers 18h, on est allé frappé aux portes, dans les gîtes du camp de vacances. Les gens, pour la plupart, étaient au courant et oh! surprise, on est tombé sur des amis de Marie de la compagnie des Tréteaux d’Artois, d’Arras qui sont en vacances depuis le début du mois à Champanges. Ils savaient qu’on venait et depuis des semaines, ils nous font de la publicité. Ce qui fait (et on n’aurait jamais imaginé ça ) qu’on a eu plus de soixante personnes à la représentation. Madame Rebu nous avait dit qu’il ne fallait pas espérer plus de vingt personnes. A la fin du spectacle, toute la salle était debout. C’est trop bien.

Après on a eu une discussion émouvante avec le public et il nous a fallu démonter. On a fini à 23H30. On a failli se faire avoir. On devait jouer à 20h30 alors que partout ailleurs, on joue à 21H. Au moment de distribuer les tracts, on s’est alors rendu compte que nous n’avions plus une minute à perdre. Heureusement, on a trouvé un restaurant dans le village, qui n’ouvre que le dimanche soir. On a dégusté des produits locaux en salade, servis par une serveuse accorte.

Ce soir, Thonon les Bains.

La fatigue est le plus court chemin vers l’égalité…

« Une heure d’ascension dans les montagnes fait d’un gredin et d’un saint deux créatures à peu près semblables. La fatigue est le plus court chemin vers l’égalité, vers la fraternité. Et durant le sommeil s’ajoute la liberté ».
Friedrich Nietzsche

Bah nous, c’est pareil…

5 jours dans les montagnes dans des conditions plus rudimentaires que d’habitude ont fait d’un metteur en scène, d’un artiste plasticien, d’un régisseur et d’une chargée de production des créatures à peu près semblables: des êtres fatigués mais heureux de pouvoir partager La Brique avec des publics variés dans des endroits magiques…que la montagne est belle.

On se sait jamais à quoi s’attendre: on ne connait pas la salle, on ne sait pas s’il y aura des gens, comment sera l’instant présent…

Deuxième semaine tournée CCAS HVDZ 2015

On joue ce soir à Champanges. On commence à accuser un peu le coup. C’est le temps et la fatigue. On est dimanche, on a tourné pendant plus d’une heure pour trouver un restaurant ce midi, on a fini par retourner à Thonons les Bains. Dans la voiture, on a parlé de Céline Dion et de sa chanson, écrite par Jean Jacques Goldman, qui dit : j’ai connu les hivers, j’ai connu le froid, mais la vie sans toi, je sais pas. On a pensé à Perséphone, fille de Demeter (déesse de l’agriculture), enlevée (et violée) par Hadès, le Dieu des enfers. Demeter a mené un long combat pour récupérer sa fille. Hadès et Demeter ont fini par trouver un accord : Perséphone retournera aux enfers tous les hivers aux côtés d’Hadès et rejoindra les vivants chaque printemps pour une nouvelle renaissance. Quand Céline Dion dit j’ai connu les hivers, j’ai connu le froid, elle dit combien elle a souffert, elle a connu l’enfer. La vie sans toi, je ne sais pas, elle signifie par là que ce serait plus violent que ce qu’elle a souffert en enfer. Ou que ce serait comme vivre toute l’année en hiver.

off

Relâche. Journée de voyage. On a changé de paysage. C’est nettement plus plat de ce côté des Alpes. Nous sommes à Armoy pour jouer demain soir à Champanges. On reste trois nuits dans le même hôtel. Il nous reste cinq représentations. Les uns et les autres profitent de la (moitié de) journée off (on a roulé toute la matinée). A Thonons les Bains, Evian ou à errer dans les alentours de Armoy. Le temps est à l’orage.

CCAS troisième étape

7 août dans la nuit. Courchevel. Un bel accueil. Un beau petit théâtre. Hôtel des Peupliers. Demain on fait la route jusque Champanges, à trois heures d’ici. On a eu un sacré coup de main de l’équipe des animateurs, ici, à Courchevel. Les spectacle a duré un peu longtemps. Presque 1h20. C’est trop long. Et comme il faisait très chaud dans la salle, ça n’aide pas pour la concentration. Mais qu’à cela ne tienne, ça s’est bien passé. L’équipe était contente et nous aussi. Un papillon de nuit s’est invité sur le plateau. Il nous a tenu compagnie pendant tout le spectacle. Il s’est posé sur l’album de photos de la Brique et a rejoint la chaleur de la lumière des projecteurs. Il nous a quittés quand nous avons ouvert toutes les portes extérieures du théâtre pour charger le camion. La discussion qui a eu lieu après le spectacle nous a permis de parler avec des gens qui viennent d’un peu partout dont certains du nord de la France, de Picardie ou de Valenciennes… Un super public, une belle connivence. Demain , c’est relâche. On fait la route et chacun s’occupe comme il l’entend. Marcher, dormir, faire des échasses, se baigner, lire, bloguer, écrire, faire des photos… A sa guise.