lucien suel

Je me souviens d’une route. Je me souviens d’une chanson de Gérard Manset. Je me souviens de quinze jours de travail sur Les Atomics. Je me souviens de la représentation des Atomics, jeudi soir à la Base 11/19. Je me souviens de la gare de Lillers. La gare de Lillers représentait le début du voyage. A la gare de Lillers, on n’était déjà plus là. On était déjà parti. On avait quitté les corons. Au retour le train s’arrêtait à Lens, Béthune, Lillers, Berguette, Hazebrouck et Dunkerque. On retourne à Dunkerque pour le Bateau Feu dès la deuxième semaine de janvier. Berguette se trouve dans les environs d’Isbergues, la ville de Lucien Suel dont il parle au début de son dernier livre, d’azur et d’acier. Il quitte Isbergues un matin d’octobre 2009 pour se rendre en train à Fives. Pour écrire. J’ai entamé le livre hier. C’est un vrai bonheur. Je me souviens qu’à l’école je n’aimais pas la poésie. On aurait du commencer par Lucien Suel ou des poètes de la Beat Generation. Burroughs, Ginsberg, Kerouac… Dans le train qui l’emmène d’Isbergues à Fives, Lucien Suel lit John Fante. La vie est une gare, bientôt je partirai, pour aller où? J’en sais rien.

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