Désespérer Billancourt

Le travail reprend. Réunion à Lille demain au petit matin. Autour de notre intervention au Grand Bleu. Et on dévide la bobine et tout ce qui s’en suit… C’est une année chargée, mine de rien. Tout comme le sera la saison prochaine. Pour ne pas être pris de court, pas de temps à perdre.

C’est le cinquantenaire de la révolution de 1968, faudra penser à faire quelque chose tout de même. On tient des propos anticapitalistes à tout bout de champ. On a participé à des mouvements de gauche radicale. On a manifesté sur des centaines de kilomètres. On s’est raconté comme émigré de l’intérieur (formule empruntée à Annie Ernaux), quand EriK Noulette ajoutait, l’intégration, ça se fait dans les deux sens. On peut dire qu’on a fait ce qu’on a pu de notre côté, essayer de comprendre comment fonctionne, comment s’adapter à la culture française légitime et légitimement bourgeoise et capitaliste… Ça n’a été que dans un sens, on est resté en dehors du coup. On est resté cantonné de l’autre côté de la barrière. C’est pure illusion et mensonge de penser qu’il peut en être autrement. Alors on pourrait organiser pour le cinquantenaire de la révolution de 1968 un festival de cinéma qui nous a toujours inspirés, gravé dans nos mémoires.

Godard et la Chinoise, Mourir à trente ans de Romain Goupil (qui aujourd’hui soutient Emmanuel Macron (faut de tout pour faire un monde ! ), Vive la Sociale…, Allemagne, Mère Blafarde de Helma Sanders… Fassbinder… Pasolini… Electre en Afrique…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *