demain c’est novembre

Un week end  bien mérité comme on dit. On est cuit. Marie disait l’autre jour en sortant d’un rendez pour un nouveau spectacle (ça vient de tomber) à inventer de A à Z (ce qui veut dire, pour elle, la communication,  la rédaction des prospectus, des invitations, l’organisation des journées de travail,  la répartition du travail en fonction du nombre de participants, tenir au courant les partenaires au jour le jour, visiter les salles où on va jouer…) j’ai l’impression que je me suis remis sur le dos une tonne de boulot.

Et c’est toutes les semaines comme ça. On a rythme fou. On intervient sur tous les fronts. Dans les usines, auprès des migrants, dans les quartiers populaires, un jour à Loos en Gohelle, le lendemain à Terrasson. Dans les écoles, dans la rue, on fait des spectacles dans les théâtres, on fait de spectacles dans les salles des fêtes, dans les prisons. On fait des spectacles déambulatoires avec et pour les gens. On fait des spectacles traditionnels. En France, à l’étranger. C’est exagéré pour une petite équipe comme la nôtre. Tu me diras, Hvdz reçoit des subventions, de l’argent public, ce qui vous fait vivre. Alors on a difficilement le choix, faut travailler. Pas jusqu’à n’en plus pouvoir. Mais notre mission relève du service public. Alors, on doit rendre des comptes, ne serait-ce qu’à soi-même.

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