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le temps

Dans les classes, les questions, les prénoms, écrire, lire, jouer, interpréter.
On a l’impression que les cours sont courts. C’est la course.
Bien regarder l’objectif.
Ecouter / s’écouter les uns les autres.
On trouve quand même le temps de se rencontrer un peu.
Jouer. Filmer. Interpréter.

Et on est encore là

Arrivés au Collège Jaurès ce matin, tôt, en même temps que les élèves. C’est tôt pour nous et normal pour eux.
C’est leur retour de vacances.
Avec nous, il y a Hervé, qui est danseur et qui était à la veillée du 11/19, au mois d’octobre.
A cette veillée du 11/19, on était déjà venu ici, à Jaurès, avec Hervé, Camille, Dorothée et Mathilde et avec Hassan, qui fait des percussions corporelles. Ils avaient dansé dans la cour et fait une intervention dans le cour de théâtre. Hassan avait fait une initiation aux percussions corporelles et Didier avait fait jouer Godot.
On est revenu aussi en Décembre, avec des comédiens qui ont lu des textes, pendant la veillée poétique du réel.
Et on est encore là.
C’est, entre autre, grâce à Nadia, qui est prof de français ici, qui est relais avec Culture Commune, et qui est toujours très enthousiaste à l’idée de nous accueillir.

On est prêt à aller dans les classes, par groupe de deux, pour poser quatre questions aux collégiens :
– Est-ce que ça veut dire quelque chose d’être du Bassin minier, du Pas-de-Calais ?
– Qu’est-ce que c’est, l’art, pour vous ?
– Dans votre collège, si vous pouviez changer quelque chose, vous changeriez quoi ?
– Dans le monde, vous changeriez quoi ?

c'était bien !

Ça y est. On a joué, rejoué, rerejoué et tout. Tout l’après-midi.
On a ri tous ensemble. Des baisses et de hausses de son, des petits bugs et une chaleur du tonnerre, mais c’était bien. C’était bien. La salle vivante était réactive, et les lecteurs qui sont des lectrices, ont assuré malgré le trac. Elles étaient nombreuses, elles tournaient par groupe de trois. Maggie les a dorlotées avec des paquets de carambars. Elles sont restées fidèles au poste jusqu’au bout. Merci merci merci.
Et merci à tout Picasso pour l’accueil.
On part en se disant qu’on aimerait bien revenir, vraiment.