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Le "il y a" de Maggie

Il y a la timidité des élèves du collège. Il y a Hervé qui fait tourner les yeux avec ses acrobaties hiphopiennes.
Il y a la valse des caméras. Il y a nos souvenirs collégiens qui remontent à la surface. Il y a les lycéens d’à côté qui jettent des cailloux.
Il y a le self où on mange aux couleurs de l’arc en ciel.
Il y a Martine qui rit en voyant ce que les autres ont filmé. Il y a Flora qui vit, pense, regarde, sent ressent et écrit toute la journée.
Il y a Arnaud qui essaye de convaincre les élèves de poser devant la caméra, et qui écrit au tableau : « On n’écrit pas au tableau ».
Il y a Jérémie qui monte et descend les escaliers de la tour carrée. Il y a Didier qui swingue dès le matin.
Il y a une option russe au collège.
Il y a, au CDI, une affiche « le droit des lecteurs » de Daniel Pennac.
Il y a une seule tulipe qui pousse derrière le bâtiment, près du parcours de golf.
Il y a les « Tu te tapes la honte » et les « mdr » qui résonnent dans le préau.
Il y a Alex qui n’a pas voulu poser pour les citations.
Il y a une fille aux yeux vert d’eau, plus beaux que je n’ai jamais vu.
Il y a Guy qui compte les interventions.
Il y a cet ado qui dit en voyant son ami tenir la citation : «Il pleut dans mon cœur comme il pleut sur la ville »
« Alors ton cœur c’est un nuage ! »
Il y a les portes des casiers qui claquent aux inter cours.
Il y a la sonnerie toute douce à l’oreille !

le cercle disparu

Hervé à dansé à la récré. Maintenant, quand il passe dans les couloirs, il se fait interpeller. Le danseur.
Et quand est-ce qu’il recommence ? Peut-être à midi, ou cet aprem.
Dans la cour, au début, les élèves font un cercle, et puis le cercle est de plus en plus petit jusqu’à disparaître complètement. On voit plus rien. Jérémie porte sa caméra à bout de pied, pour filmer de là-haut.