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le crew et nous
steps
hip hop
Hier soir, on est allé rejoindre le cour de hip hop de Rachid. Faire un échange, avec Hassan et Iffra.
Ils ont dansé pour nous. Et puis aussi Iffra et Hassan, pour eux. Un bel échange.
Il y avait une partie de hip hop merry crew, l’association qui organise en ce moment un voyage à New York, pour aller à la source de la culture hip hop. On avait interviewé Omar à ce sujet.
Il y a eu un solo d’Iffra, puis un solo de Rachid, puis duo de Hassan avec un des élèves, et enfin, à la demande de tous, un cours de percussions corporelles.
C’était bien mais il fallait partir. On se revoit demain pour le spectacle, on espère.
Après, on est allé boire un verre au seul bar ouvert, à Sallaumines. Un monsieur qui était en terrasse nous a dit Bienvenue à Sallaumines-sur-mer !
l'échange
au supermarché
Tout ce qui n'est pas résolu par l'amour
Pendant la manifestation poïélitique, on a rencontré un monsieur qui a dit qu’il manque un marché ou des commerces dans la cité des cheminots. Le bois ressemble à une forêt vierge.
Puis un petit garçon a lu, encouragé par son grand frère, toutes les citations sur les panneaux de la manif.
On est passé à la bibliothèque des cheminots et Cathie a photocopié le panneau Tout ce qui n’est pas résolu par l’amour restera toujours en suspens.
Un petit tour au stade où Manu, de Culture Commune, nous a rejoint. On a papoté un moment avec des ouvriers à la retraite, des anciens cheminots, et puis des télécoms.
Ensuite, on a continué au bureau de tabac, et pour finir, le supermarché du rond point des enfants. Les danseurs y ont improvisés des danses sur les poteaux, à l’entrée, et on a lu des textes.
la bibliothèque, le panneau, la photocopie et la lecture
l'autre dame
Quand on est allé chez Mme et Mr Martin, il y avait une autre dame qui ne voulait pas être dans le film. Mais qui voulait bien nous raconter la vie à la cité des cheminots. Quand on a derushé la cassette on a mis de côté tout ce que la dame disait et surtout on a bien fait attention de couper toutes les images où on aurait pu la voir. Elle nous a dit qu’elle ne partait jamais en vacances même si les cheminots pouvaient voyager gratuitement. Elle est restée très longtemps sur la cité des cheminots puis elle et son mari ont fait construire une maison à l’extérieur de la cité. Elle nous a dit que les cheminots pouvaient disposer d’une maison à la cité des cheminots jusqu’à la retraite mais qu’ensuite on les mettait dehors. Si les cheminots n’avaient pas prévu un autre logement, ils se retrouvaient dans des baraquements de l’autre côté de la ville. Ils ont fait construire le long d’une rue où beaucoup d’autres familles de cheminots ont bâti leur maison. Comme si les cheminots voulaient rester ensemble. Dans les mines on pouvait garder la maison jusqu’à la fin de sa vie. Ou parfois il était proposé aux mineurs la possibilité de racheter leur maison de coron. A Ferfay les houillères voulaient raser la cité trois. On voulait envoyer les gens à Noeux les Mines. Et les houillères ont changé d’avis. Dans les mines on était livré au bon vouloir des houillères. Tout ça fait penser aux immeubles qu’on détruit dans le cadre des restructurations urbaines sans prendre en compte l’avis des habitants. C’est comme ça qu’on brise la vie des gens. On se sent jetés comme des choses sans importance. La dame nous a dit aussi que pour rien au monde elle n’irait vivre ailleurs.







