Noël

Noël à la fabrique, on échange des cadeaux et on mange gourmand. Difficile d’imaginer un filage si repus. Va falloir digérer. Il y a eu des chaussons et une culotte de super héros, un marcel et une affiche, une plante, un bonnet et des chaussettes. Il y a eu une bd, un livre, un foulard, et tout.
C’est le dernier jour de Howard. Et notre dernier jour de répétition, avant demain, la présentation. Et il y a encore tant et tant de choses à faire.

au boulot (2)

J-1. C’est demain soir que ça joue. A 19h. Etape de travail. Présentation publique. Aujourd’hui c’est le repas de noël à Culture Commune. Hier on se disait qu’il nous aurait fallu une semaine de plus. Maggie est venue voir le filage et nous a fait des retours. Elle nous soutient, nous encourage, nous met en confiance. Le travail est difficile. Elle nous donne de la force pour aller de l’avant. On savait bien qu’on n’avait que deux semaines et qu’il fallait mettre les bouchées doubles. Et on se réveille un matin et c’est déjà la veille de la représentation. J-2 et tout le monde aura quitté la nef. Howard rentre demain à Montréal. L’école de cirque a besoin de lui dès vendredi. La création des Atomics est prévue début février. On va avoir le temps du recul. A tête reposée. On va prendre un peu de distance pour analyser. Au bout de quinze jours de répétition, on est dedans jusqu’au coup. Tout entier. A fleur de peau. Avec un peu de recul et de la distance on va pouvoir être méthodique. Mathématique. Raisonné. J-1. Je suis retourné dans la nuit  au 11/19 pour prendre une caméra et la cassette du filage de l’ après midi. Romain et Jean Claude travaillaient à la technique… Ils avaient prévu d’y passer une partie de la nuit.

ça n’arrête pas

Fin de journée. Sur les genoux. Pour les danseurs et acrobates qui n’arrêtent pas. Et pour les autres aussi. Et pour les techniciens. Romain, par exemple, qui doit attendre que le plateau soit libre pour faire ses réglages. On a fait un filage avec les nouveaux morceaux de Guy. Nouveaux textes qui nous rafraîchissent un peu sur ce que sont ces Atomics, ce que sont les veillées. Dernières retouches costumes. Il y a encore beaucoup de choses à régler sur le plan technique, on a tant et tant de barda, des micros comme ci et des micros comme ça, des oreillettes et des boîtiers, des boules à facettes a monter, descendre, éclairer, des tables, des chaises, que l’on promène, ça n’arrête pas.

chantiers

On va apprendre par cœur les textes des anecdotes. Ça va simplifier la grande valse des boîtiers HF et donner du peps. Ce matin, au plateau, c’est technique : réglage lumière et tout. La régie recule et avance. Pendant que dans la salle deux, c’est yoga.
Cet aprem, filage. Il faut encore et encore roder les transitions, et puis encore quelques modifications. Un vrai chantier de construction. Le gros œuvre est fait, mais il y a tant et tant de finitions à ne pas rater pour ne pas tout gâcher. Un chantier. Comme au Channel, quand on avait fait la veillée de Calais, où on avait rencontré tous les ouvriers, depuis les conducteurs de gros engins qui coulaient des fondations, aux zingueurs qui travaillaient sur les toitures. Le Channel est devenu un endroit magnifique.

compte à rebours

J-2 et c’est la fin des quinze jours de répétition. Intense. Complexe. Il faut encore trouver. Comment raconter davantage l’histoire? Etre plus concret d’une certaine façon. Donner davantage d’explications. On va essayer. Il nous reste deux jours. Et les deux ou trois jours qui précèderont la création au mois de février. Pour le côté chorégraphique, la pièce est là. C’est l’histoire qu’on a du mal à capter. Pourtant dix ans de Veillée, on ne manque pas d’histoires à raconter. Ça me rappelle les discussions avec les jeunes acrobates d’Issue 01 qui font un spectacle après une année d’intervention et de travail ici et en Palestine. Faire un spectacle qui raconte l’expérience et la rencontre. Avec le corps ou avec des mots? Avec le corps et avec des mots? Avec le corps sans les mots? Ou rien qu’avec des mots? Pour le côté chorégraphique la pièce est là. Au boulot! Dans deux jours c’est fini. Tout le monde regagne ses pénates. Le temps de trouver est compté. J’ai perdu du temps.