Portraits
le plus petit ascenseur du monde
On se prépare à faire du porte à porte, cet après midi. Dans le quartier. Les commerces du quartier et puis les immeubles parisiens.
Les immeubles parisiens sont codés, fermés, inaccessibles. Il faudra qu’on trouve une solution pour rentrer et aller rencontrer les gens chez eux.
Hier, on a vu le plus petit ascenseur du monde, peut-être. Officiellement il annonçait 2 personnes mais quand il s’est ouvert on s’est dit qu’il ressemblait à une boîte dans laquelle le magicien découpe une assistante en morceaux. On est monté à pied.
Dora
Famille Kolinka
Monsieur Kolinka nous a montré une carte de visite de la boutique de ses parents, avec dessus, de la main de sa mère, la recette du strudel.
On a vu les médailles, de fer blanc et de cuivre, qui étaient les pièces d’identité des marchands du carreau. Et les registres, avec un long silence de 41 à 45. Un silence qui prend la forme d’un trait barrant la page, horizontal et puis en biais. En 45, reprise de l’activité, suspendue pour causes de « lois raciales ».
On a vu les photos de M. et Mme Kolinka, père et mère, Dora et Georges derrière leur étalage, Spécialistes d’imperméables. Les années 60.
Et les numéros de boutiques. Les carte de vendeurs, de syndicat.
Plein d’archives que monsieur Kolinka garde dans des pochettes et des chemises. Et puis sur son ordinateur les photos de sa dernière visite au carreau, avant rénovation.
Et qu’il raconte avec une voix toute douce.
Et la gentillesse de madame Kolinka, qui nous ramène au RER sous une pluie diluvienne, après avoir partagé un exquis gâteau au fromage.
depuis le toit de l’hôtel de M. Fage
Le carreau de monsieur Farnel
Monsieur Farnel et le Carreau du Temple / le Carreau du Temple et Monsieur Farnel :
Le carreau comme paysage, depuis la fenêtre de l’appartement et de l’atelier familial.
Le carreau terrain de jeu, de 400 coups et de patins à roulettes (gros godillots, quatre roues de bois vissées, frein de vélo collé, et hop)
Le carreau HEC, haute école du carreau, haut lieu de formation des meilleurs vendeurs de Paris. 15 ans en 47. Revendre la marchandise cousue dans les ateliers de la rue Charlot.
Le carreau identité, après la guerre et le Limousin, retrouver la communauté juive et s’y retrouver.
Le carreau quitté.
Le carreau décor de roman (Madame veuve Emilie) et sujet de roman (à paraître A l’ombre du carreau)
Le carreau aujourd’hui, et puis demain, optimiste et enthousiaste monsieur Farnel. .
La logistique de Marie
Pas-de-nef

Pas-de-carreau

La nef





