Barytine

La barytine est dans la mairie de Faux-la-Montagne. L’année dernière, sur les chantiers de lagunage de Faux-la-Montagne pour l’assainissement de bourg, on a découvert de la barytine. C’est André Bessette (et non pas Jean François), l’adjoint au maire, qui raconte. Quand ils ont creusé, ils ont trouvé une géode. On a appelé le Club des Minéraux. C’est un membre du club qui a coupé la géode en deux. Une partie a été exposée au Club des Minéraux d’Eymoutiers. L’autre partie de la barytine est à la marie, elle est là avec un papier qui résume ses vertus :

filtrante et active sur les poumons, elle agit aussi sur la gorge, la peau, l’énergie foie qui remonte trop vers la tête, elle adoucit l’hypertension en calmant l’agitation et la rigidité intérieure, elle engendre des relations sans arrière-pensée entre individus, elle protège conte les divagations de l’âme. 

Du Cameroun à Faux-la-Montagne.

Edwin voulait voir d’autres façons de travailler, des manières coopératives de s’investir, voir comment porter les choses ensemble. Il nous raconte qu’avec un patron qui dirige, on n’a plus la liberté de vraiment montrer ses acquis profondément. Il voulait travailler avec des gens de façon coopérative. Par hasard, il a rencontré les gens d’Ambiance Bois au Cameroun qui lui ont parlé de leur fonctionnement en « société anonyme à participation ouvrière ».  Il était prêt à tout découvrir, à se confronter avec la vie.  Venant de la partie anglophone du Cameroun, il a appris le français à Faux. 14 ans après son arrivée, il est toujours là. On dit dans le village que les 200 habitations de Faux sont toujours ouvertes pour Edwin ! Il aide les pompiers, participe à Télé Millevaches. Florence, sa femme participe aussi à la vie associative et fait des plats africains pour le festival « Folie ! Les mots ». Il a passé plus de temps à Faux-la-Montagne que dans son village natal !

Jeté de dés

« Il fait chaud dehors on a gagné 10°, on va dehors ? » – direction le lavoir – on entend les gouttes, le toit fond – on entend le bruit du camion des pompiers, le moteur chauffe – on entend rien d’autre il n’y a pas de vent. On lance les dés = présentation, on rencontre Manon : « Je suis arrivée de région Parisienne, de Montreuil, je suis une vraie citadine, enfin je crois (rires). Et puis j’ai aussi habité Grenoble (une ville plus petite à côté de la montagne), puis en Italie (un village en Toscane). Je ne suis pas passée de Paris à la Creuse, directement. Au début c’était temporaire mais il se trouve que ça nous a bien plus donc on est resté et maintenant on construit notre maison dans l’écoquartier !  « Combien de temps pour construire la maison ? » C’est censé être une maison provisoire pour construire une plus grande maison !». Moins facile qu’un jeu de constructions et pourtant les deux sont en bois et les dimensions sont aussi variables ! « Dans le stock que Cadet Roussel a racheté à Bonne pioche, il y a des grands jeux en bois surdimensionnés (ils existent en petits mais ici ils sont en immenses), il y a des jeux achetés et des jeux faits mains ». Sacré pioche ! Mais de quelle pioche on parle ?« Quand on est arrivé en Septembre dernier, on nous disait que c’était drôle parce qu’on arrivait en même temps que plein de gens et puis là j’ai l’impression que cette année en Septembre il y a encore plein de gens qui arrivent sur le territoire et en fait on rencontre tout le temps plein de gens qui s’installent ici. Parfois j’ai l’impression que ça fait longtemps que je suis là par rapport à d’autres, alors que ça fait qu’un an ! J’ai l’impression qu’il y a des gens qui arrive par des stages ou de la recherche de quelque chose de précis, par contre il y a des gens qui arrivent par amis et qui ont juste envie de vivre un peu autrement.» Chacun son joker comme dit Émilie ! On a jamais fini de jeter les dés !

La chorale des mille chants

La chorale des mille chants : c’est d’abord Odette l’hôtesse, qui est Suissesse et habite là depuis 18 ans maintenant « pour la chorale, il y a d’abord eu un concert de noël ouvert à tout le monde et suite à cela on a trouvé que c’était un peu dommage de ne pas poursuivre». On tourne et c’est à Gigi de prendre la parole, il est chargé de trouver les partitions de « ce qu’on aime chanter ». Originaire de Charente-Maritime, il a ensuite travaillé à Toulouse puis est arrivé à Faux d’abord en vacances « je venais en colonie de Vacances y’a plus de 50 ans, quand on va chanter à la salle des fêtes de Faux la montagne, c’était le réfectoire de la colonie de vacances ». Daniel quant à lui, continue de faire partie de la chorale malgré la distance, il habite à Guéret et fait là-bas parti de deux autres ensembles musicaux. On continue la ronde et c’est Marielise : « Je suis arrivée ici parce que j’ai suivi Gigi, on s’est connu dans une chorale dans le nord et on a toujours chanté. On est très contents de se retrouver ici dans ce cadre (et effectivement si on tourne la tête par la fenêtre : le lac et la forêt, lumière d’un début d’après-midi ensoleillé, on voudrait aussi chanter !). Quand on arrive ici, on veut plus repartir. Beaucoup de plaisir à rentrer chez soi mais des fois c’est loin…le nord ! Plaisir de chanter et de le faire partager. Les gens ne se rendent pas toujours compte de la difficulté qu’on a à mettre les choses au point !». Puis la parole est donnée à Miki qui a rencontré Gigi et Marielise en faisant les courses, « on a parlé musique et ils m’ont parlé de la chorale » et c’est comme ça qu’elle est arrivée là et depuis elle fait la mise en place avant que le chef de chœur arrive. Michelle saute son tour et laisse la place à Christelle qui est arrivée de la région Toulousaine et qui cherchait une activité, la chorale lui a permis de s’épanouir au niveau des chants religieux.  La ronde est finie place au chant, qui tourne encore dans nos têtes…

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