Les jours ont déjà sérieusement raccourci. A 6h30 du matin, il fait à peine clair. C’est l’heure à laquelle, quand j’étais au collège et au lycée, je quittais la maison tous les matins pour aller prendre le bus à l’autre bout de la cité. L’autocar scolaire nous embarquait vers 7h10. On passait par le centre du village et puis Floringhem et St Pierre les Auchel et là, le bus était archi-plein. Les bus déversaient des cohortes de lycéens, qui venaient de tous les villages de 5 à 10 kms à la ronde. De Allouagne ou Lapugnoy à Calonne Ricouart et Ferfay. Vers 7h50, une bonne dizaine d’autocars stationnaient devant le lycée d’Auchel. Les premiers cours démarraient à 8 heures. On finissait à 17h et on allait en permanence pour attendre la sonnerie de 17h30 et reprendre le bus de retour. Le lycée était situé dans les anciens grand bureaux des mines d’Auchel.
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Tenir bon
Encore quelques semaines avant que la saison ne reprenne. Et le retour de la troupe. On a des projets un peu plus espacés que ces dernières années. On peut dire, ces 14 dernières années. On ne restera pas sans rien faire, là n’est pas la question. On va à Capdenac faire un Portrait mi-septembre. Puis, on a prévu un travail autour de No Border (texte de Nadège Prugnard). On ira à Auch, reprendre les Sublimes pour le festival. Il va y avoir une tournée nombreuse de Eperlecques. Des tentatives nouvelles de soli et de duos. Et ce à quoi, nous n’avons pas pensé encore. Montluçon, la reprise de London Calling et apparentés pendant une semaine.
Veillée # Chantiers Nomades
Cha drache
Après quelques jours de canicule en ce début de mois, nous avons maintenant un temps d’automne. On a fait le point avec la psychiatre, lundi après-midi, à l’institut médico psychologique de Bruay la Buissière, qui dépend de l’Epsm de St Venant. Ça suit son cours. Ni plus ni moins. On ne change pas une équipe qui se maintient. Pas comme le Racing Club de Lens, avant dernier de la deuxième division. Gervais Martel, le président de Lens aurait dû acheter Neymar. Je suis passé au Racing en début de semaine passée. C’est juste à côté du Louvre Lens, ben dis donc, pas une voiture sur le parking du Louvre (une dizaine maximum). C’est la Bérézina. Pourtant tout est gratuit au Louvre. Ça n’est donc pas une question d’argent. Comment expliquait cela ? A mon sens, il faudrait proposer d’autres activités, amener les enfants et les jeunes des alentours à participer à des vastes chantiers d’art, par la pratique et conseillé-e-s par des bons pédagogues et des artistes. Tiens, comme on a fait à Valenciennes, avec la scène nationale du Phénix et l’opération Nickel. La pluie n’empêchera personne d’aller faire un tour au canal d’Aire.
Et Mourrad danse
On n’a jamais fini de rêver
Oh là, quand tu crois que t’as fini, en fait, pas du tout, c’est le moment de terminer ce que t’as entamé un jour, sans jamais aller jusqu’au bout. A ce rythme-là, y a forcément des trucs qu’on finira jamais.
Lucas m’a dit qu’avec ma veste de survêtement rouge, je ressemblais à Hugo Chavez ou Raoul Castro. Il a l’oeil aiguisé, Lucas.
Les séquences de Et après on verra bien… créé en 2000
Comme des archéologues de sa propre histoire
Ça travaille toujours. Puisqu’on donne la dernier coup de collier au livre. On a passé en revue les textes qu’on a utilisés dans la mise en piste des spectacles de cirque d’Hvdz. Il a fallu fouillé au plus profond dans nos archives. On n’a pas réussi à remettre la main sur tout. Mais l’essentiel est là et ce travail d’inventaire est palpitant. C’est un travail difficile. Il faut en imaginer la forme, rédiger des nouveaux textes qui introduisent et éclairent les différents étapes de l’évolution de la compagnie. Si tout va bien, on devrait avoir bientôt en avoir terminé. Cyril Thomas et Ariane Martinez sont nos guides dans la construction de cet ouvrage.
beau travail
Martine a passé des heures à réunir et reformater tous les documents qui servent à la conception du livre. Pas simple de retrouver tous les textes des spectacles depuis Hvdz, toutes les conduites, écrire des textes de fond, qui expliquent la démarche de la compagnie. Décrire l’imbrication dans chaque spectacle de la danse, du cirque, du théâtre et de la littérature. Faire l’historique de la création de la compagnie. Pourquoi Hvdz ? Pourquoi Ballatum ?
En tous cas, un travail prenant, fatigant mais aussi fort passionnant. Martine est en Normandie en vacances dès aujourd’hui mais garde le lien avec Cyril, Ariane et Guy pour aller au bout de la création du livre.
Ça n’a pas traîné
C’est pas fini ! Martine a bossé sur une proposition du CNAC (centre nationale des arts du cirque de Châlons en Champagne) d’écrire tous les spectacles de cirque de la compagnie et une Veillée, depuis la réalisation de C’est pour toi que je fais ça qu’on a créée, en 1997, avec la 11ème promotion. L’objectif est de sortir un livre dans les mois à venir (pour la reprise des Sublimes au festival de cirque d’Auch).
La promotion qui entre en septembre à Châlons est la 31ème.
Tous les textes sont à rendre pour demain après-midi. On y est. On a tout réuni. Martine a dû faire très vite. C’était chaud mais on est dans les temps.



