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Eperlecques (on remonte)

Nos camarades en ont terminé avec Avignon. Ils ont joué la dernière, hier après midi à 14:25. Après un mois pareil, ils et elles doivent être épuisé.e.s. Ils.elles ont tout donné. Aujourd’hui, retour à la maison. Hier soir ils.elles ont célébré fort tard ce mois de travail acharné et de succès. Un peu de repos sera plus que bienvenu. Tout est différent dans le nord. Il vente, il pleut et il fait frais. Et ça n’a rien à voir avec le festival d’Avignon. C’est beaucoup plus calme. Quelques jours pour atterrir et on part en vacances (bien méritées).

Cette nuit, François a démonté tout le matériel technique  qu’il a chargé dans le camion de la région, qui remonte, à Lille, tous les décors des compagnies des Hauts de France, présentes cette année au festival.

Dernière ligne droite

Oui c’est vrai nous commençons à perdre notre rythme quotidien de bloggueur.ses, mais c’est pour mieux garder le cap et l’énergie pour les derniers jours qui nous attendent. Nous présentons encore Eperlecques jusque samedi. Ensuite ce sera le Grand Ménage, la Grande Fête et le Grand Départ. (Enfin, moyen Départ, puisque François devra rester un jour de plus pour le démontage. La technique c’est comme ça, il faut être là avant, et rester après).

Lundi matin, nous avons été rejoint par Romu et Annabelle, des ami.e.s, qui avec leur fraîcheur des premiers jours ont tracté dans les foules avignonnaises avec un fougueux entrain ! La phrase d’accroche est nouvelle : « Bonjour Messieurs, Dames ! Connaissez-vous Eperlecques ? ». Les sincères passant.e.s répondent bien souvent par la négative, et Romu et Annabelle profitent de cette courte faiblesse pour leur en dire un mot, mais surtout pour leur donner envie de venir voir notre spectacle. Et parfois ça marche. C’est enthousiasmant.

Lundi soir, veille de relâche, nous avons eu envie d’une raclette. Oui, on est comme ça, on perd 5 degrés et pof ! on veut une raclette. Mais cette envie s’est révélé un peu trop ambitieuse : les voisin.e.s nous font comprendre que lorsque l’on vit à Avignon on a pas d’appareil à raclette, les magasins sont encore plus radicaux : ils ne vendent pas de raclette. Mais vous le savez, on ne se démonte pas facilement : nous avons acheté des fromages coulants et des pommes de terre, de la charcuterie italienne, portugaise et avignonnaise, des cornichons et de la tomate. Et on s’est rempli la panse, ni plus ni moins.

Mardi, c’est relâche donc. Mourad nous emmène cette fois à la « Fon… Fon… Cascade du Saudabet », nous explique François, de trop bon matin à son goût. Le lieu est splendide, l’eau est rafraîchissante, et nous sautant parfois de très haut mais avec précautions : un panneau nous avertit à l’entrée : « Ici, 30 personnes sont mortes depuis 1962″. Pendant que l’on déjeune, on écoute sur France Inter le journal de 13h pour écouter Lucien parler d' »Eperlecques ». C’est au bout de ce lien :            https://www.franceinter.fr/emissions/le-journal-de-13h/le-journal-de-13h-25-juillet-2017                   Le soir on en profite pour aller voir les spectacles que nous n’avons pas le temps d’aller voir les jours travaillés.

Aujourd’hui, ce fut le retour aux mêmes rituels : 5 tibétains, tractages, découvertes de nos cadeaux dans la boite aux lettres (Merci Sylvie, Merci X, Merci !!!), billetterie, jeu, administration. Nous ne sommes pas encore passé sous les 15 spectateurs, ce qui est loin d’être évidents ces derniers jours, alors on garde le cap et l’énergie, et on s’engage à encore tout donner les trois prochains jours.

 

ch est la fin

hé man ! y a plus rien such’ blog d’hvdz ! y sont cuits de fatigue et abile la fin du festival ! ches batteries sont mortes ! té m’étonnes, ti, après l’année qu y z ont eue et l’année à venir, faut qui s’arposs’t. Y a corps eu un artic’ dinch journal ! Que succés !

Audrey!

On continue Eperlecques à Avignon, le public aime toujours autant. Un peu moins de monde car la grosse semaine est passée mais nous tenons toujours bon! On se fait des nouveaux amis, on retrouve des anciens amis. Audrey dont parle Lucien dans le spectacle est venue voir Eperlecques aujourd’hui et ce fut d’émouvantes retrouvailles pour Lucien, il a revu son amoureuse du collège tout de même.

On continue nos 5 tibétains tous les jours, on est fiers d’être aussi persévérants. Sylvie nous a encore envoyé un cadeau hier – merciiiii Sylvie! Mais plus de cadeaux depuis deux jours de notre expéditeur mystère – on s’inquiète…

Allo Maman, Bobo(s)!

A Avignon, y a des bobo(s), des gens et des petites blessures: on a chaud, on a soif, on a faim, on glisse, on s’agrafe les doigts, on trouve le temps long, et puis, on est content aussi. Le spectacle marche bien, Lucien a été interviewé par France Inter aujourd’hui (diffusion mardi prochain), on a eu du public, tout le monde est heureux et on boit un jus de gingembre pour fêter cela. L’équipe est bienveillante, Marie a même gardé le chien Saucisse d’un spectateur en détresse. Le chien était vieux et puant mais ils se sont bien entendus. On a pas encore eu le temps de rentrer voir l’état de notre boite aux lettres mais on espère bien avoir des petits cadeaux pour finir la journée en beauté. Catherine, la maman de Lucien a tracté ce matin avec nous, à la sortie de la Violence des riches. On verra demain si ses efforts seront fructueux. Nous sommes ravis d’avoir deux nouvelles mains parmi notre équipe de choc , délichoc.

Aujourd’hui, nous avons enfin réussi à voir des spectacles. F(l)ammes et Un ami qui ne m’a pas sauvé la vie. Catherine n’a pas tout compris mais c’est normal, c’est Avignon, c’est le théâtre, c’est la fin de l’année, la moitié de l’été, c’est the place to be, on est d’accord, on est pas d’accord, on est programmé, on est pas programmé…Ce soir, c’est poulet-coco et gros dodo!

Pensée à celles et ceux qui nous manquent…

Encore un très bel article sur Eperlecques dans les Trois coups. Aujourd’hui, on attend encore pas mal de spectateurs. On est fatigué mais heureu-se-s! Et puis, un Vlogueur a fait une réunion sur nous.

Je vous la mets ici: https://youtu.be/n-Y_MDGOhm4.

Et puis, on a encore reçu des cadeaux: des fleurs séchées, une carte de bons voeux et des mars…On attend la suite. On pense à vous parce que nos ami-e-s, collègues et familles nous manquent un peu (et puis notre chat aussi).

« Éperlecques », de Lucien Fradin, Présence Pasteur, à Avignon

Qu’est ce que ton baiser, le sais tu ? Un lèchement de flamme

Plus rien n’arrête Eperlecques, à Avignon. Et c’est extra. C’est que, sur place, on est tous les jours au front (ou au coeur) de la bataille. Pas un jour sans tracter, sans aller vers les un.e.s et les autres des festivaliers, des professionnels, des spectateurs, pour leur indiquer la direction de l’Espace Pasteur. Avec humour, gentillesse et bienveillance. Au résultat, le spectacle a été vu par des centaines de gens depuis les début du festival.

C’est la troisième fois qu’on vient jouer dans ce lieu, dans la même salle. J’m’excuse, la Brique, Eperlecques. La première fois en 2001, la fois dernière, en 2014 et cette année, en 2O17. Allez, allez, allez ! Encore une dizaine de jours, autant ou un peu plus de dodos et c’est les vacances ! Après une saison des plus chargées et avant la prochaine qui s’annonce bien pleine.

Vite filons au large, sur les îles Marquises ou à la Réunion.