Dimanche 17 mars 2013, Rexpoëde

Deuxième jour de Portrait à Rexpoëde. Installé, bien installé à La Source qui est un superbe complexe de salle de spectacle, de médiathèque et qui comprend aussi un centre social. Ce matin on multiplie les allers et venues, les interviews et les interventions dans le village (du badmington à l’église). On a reçu à la Source Jean Luc Cleenwerk qui nous a raconté son attachement profond à Rexpoëde et son engagement dans de nombreuses associations du village et dans les communes alentours. On se demande comment les gens ont le temps d’être à ce point généreux et disponible. Quand on lui a demandé de nous dire une citation, il nous a dit Monstesquieu, une phrase de l’esprit des lois. Jean Luc Cleenwerk tient à ce que Rexpoëde reste un village. Et qu’il y ait ici une vie de village. Aussi animée que possible ! On l’a bien remarqué hier avec le carnaval. On appelle Rexpoëde aussi le petit Paris. Parce que depuis des années les gens des alentours viennent se divertir à Rexpoëde. Quand Marie a demandé hier à des jeunes filles pendant le carnaval, ce qu’elles pensaient de Rexpoëde, elles ont dit, on vient ici parce que c’est la fête et qu’il se passe toujours quelques chose.  Trois points culminants permettent de repérer Rexpoëde de loin. Le clocher de l’église, le château d’eau et la cheminée d’usine de l’ancienne distillerie. Jean Luc Cleenwerk est à l’initiative du géant de la fanfare municipale et de la commune de Rexpoëde. Il en est aussi le porteur. On a coupé les roulettes du géant pour qu’il puisse participer à la ronde des géants portés partout dans les défilés de la région. On court à la sortie de la messe danser la valse.

P. Henry (charte pour AutresParts/ArtsFactories) -extrait-

À la croisée d’enjeux artistiques et culturels, économiques et sociaux, politiques et philosophiques, notre engagement plaide fondamentalement pour un mode de développement de nos sociétés un peu moins insoutenable – et en premier lieu pour les jeunes générations.
Autant mais dans un tout autre contexte que nos prédécesseurs des 19ème et 20ème siècles, nous sommes conscients de la formidable lutte collective à laquelle nous participons pour faire mentir l’immonde négation du monde humain qu’on nous présente pourtant encore aujourd’hui comme notre seul avenir possible.
Cette conception politique et plurielle de la culture – et des pratiques artistiques qui en sont une de ses composantes avec ses enjeux et effets spécifiques – renvoie à l’idée qu’il nous faut constamment inventer d’autres demeures, d’autres usages, d’autres territorialités si nous voulons que chacun soit plus à même de s’épanouir là où il vit, tout en cultivant toujours davantage son hospitalité vis-à-vis de l’autre qui ne lui ressemble pas.
Ce sera en tout cas notre fierté d’avoir contribué – parmi et avec d’autres – à une nouvelle façon d’habiter le monde et à le rendre plus habitable, à forger également quelques éléments d’une nouvelle culture humaniste dont nous avons de nos jours tant besoin.