Depuis mon enfance, je le connaissais/ Un ami de mon père il avait été/ Augustin, il s’appelait. Homme de la terre, il venait/ La tradition il avait respecté/ Jusqu’à ce qu’il se soit retraité/ Une santé de fer, il avait conservé/Le bon air, toujours, il avait respiré/ Le temps qu’il avait travaillé/ Malgré le dur travail qu’il faisait/ Par tous les temps, dans les champs, il allait/ Labourer, semer et récolter/ Un jour, il s’est marié/ Geneviève, sa femme s’appelait/ Une famille ensemble, ils ont fondé/ De cinq garçons, elle était composée/ Au cours des années, les parents avaient/ Un espoir qui ne s’est pas réalisé/ Car aucune ne fille n’est née/ Mais, ils ne se sont jamais démoralisés/ Tous ont été bien élevés/ Car de bons parents, ils avaient/ Un coup de main, les enfants donnaient/ Après l’école, quand ils rentraient/ Après son travail, mon père allait/ Souvent chez Augustin travailler/ Plusieurs années, cela a duré/ Jusqu’à ce qu’il soit décédé/ Lorsque mon père a été enterré/ Il avait toujours espéré/ Que le corbillard soit tiré/ Par Augustin et Bijou son cheval préféré/ Son souhait a été réalisé/ Car c’est ce qui s’est passé/ Un jour Geneviève est décédée/ Subitement, d’une crise cardiaque, elle a succombé/ Seul, Augustin s’est retrouvé/ Ses enfants étant mariés/ Mais la famille était très soudée/ Jamais, seul, Augustin n’est resté/ Un jour sur lui, le sort s’est acharné/ Sa santé s’est alors dégradée/ En quelque mois, cela s’est passé/ Dignement, il s’est alors résigné/ Que ce monde, il devait quitter (…)
Portraits
une vache de jardin

au cours du parcours de Nicole

au hasard des errances

Mme et M. Buisine de Richebourg
Chapelle et Moulin
Mme et M. Buisine ont construit une chappelle à Notre Dame de Lourdes à côté de leur maison. Ils ont pris comme modèle la chapelle de Porcaro, près de Vannes en Bretagne. On a passé l’après midi à Richebourg. On a rencontré mille gens. Pendant tout le mois de mai Mme et M. Buisine sont en prière. Quand ils nous ont vus arriver, ils nous ont tout de suite reconnus puisque nous étions à la sortie de la messe ce matin. Pour danser sur les valses de Strauss devant l’église. La chapelle a été bénie par l’abbé Fouquet et se trouve être aujourd’hui le départ de la procession du quinze août. A côté de la maison des Buisine, il y avait le moulin Lavouet qui a pris feu à cause d’une grenade incendiaire en 1916. La préfecture a perdu les papiers des dommages de guerre et le moulin n’a pas été reconstruit. Mme et M. Buisine habitent l’ancienne maison du meunier. Dans leur jardin ils ont installé un moulin de deux mètres de haut.
dimanche matin à Lorgies
Après une bonne nuit nous voilà repartis à la rencontre des habitants. Le ciel est bleu, le soleil est bien là. Le temps est idéal pour les portraits et les pas de portes. Mais avant ça nous voilà devant l’église, les gens sortent de la messe. Nous, on danse la valse. Guy et Lina, les deux Marie, Hervé et une habitante de Lorgies. Certaines personnes se prêtent au jeu et se mettent à danser à leur tour.
A 11h l’équipe se divise en quatre pour partir, deux par deux, à la rencontre des habitants pour les portraits chinois et les pas de portes. Marie.K et Guy, Hervé et Marie.L, Martine et Didier partent frapper aux portes pour faire quelques portraits chinois tandis que Jérémie et Lina immortalisent les Lorginois devant leur porte. La plupart des personnes répondent et acceptent de poser/parler malgré la présence de la caméra. Certains nous racontent quelques anecdotes.
A 12h30, après avoir récolté de nombreuses images et témoignages, il est temps de se retrouver au petit Lorgiois pour manger, autour de la grande table en bois.
le ruisseau de Claude
Claude
Ce matin, en faisant du porte à porte, on a rencontré Claude. Claude était sur le bord de la route et essayait d’arranger les parterres de fleurs. « Oui, parce qu’avec leurs machines à la mairie, il peuvent pas aller partout. Ils me font marrer avec la technologie, même une fusée pour aller sur la lune, il faut bien un bonhomme dedans! » Claude savait déjà pourquoi on était là. Plusieurs personnes passent en voiture et le saluent, il ne les reconnait pas. »Je pense que tout le monde me connait mais moi je vois plus d’un oeil, j’ai la berlue! Vous savez ce que ça veut dire? » Claude nous montre un petit ruisseau où vivent des canards qu’il vient voir tous les jours. On discute longtemps, de la maigre retraite agricole de sa femme, 1500 euros par an, de leur vie difficile, de la différence entre le Nord et le Pas-de-Calais mais aussi de Sacha Distel et d’Yma Sumac. Quand on reprend notre route il nous lance « Ici, on est des culs terreux! vous voyez ce que ça veut dire? À Samedi alors, je suis content de vous avoir rencontrés! »

