La quête (Jacques Brel)

Rêver un impossible rêve

Porter le chagrin des départs

Brûler d’une possible fièvre

Partir où personne ne part

Aimer jusqu’à la déchirure

Aimer, même trop, même mal,

Tenter, sans force et sans armure,

D’atteindre l’inaccessible étoile

Telle est ma quête, suivre l’étoile

Peu m’importent mes chances

Peu m’importe le temps

Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours

Sans questions ni repos

Se damner pour l’or d’un mot d’amour

Je ne sais si je serai ce héros, mais mon coeœur serait tranquille

Et les villes s’éclabousseraient de bleu

Parce qu’un malheureux brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé

Brûle encore, même trop, même mal

Pour atteindre à s’en écarteler

Pour atteindre l’inaccessible étoile

Dimanche matin

Ce matin, on est allé à la sortie de la messe pour danser la valse, on a distribué des tracts, tout le monde avait l’air au courant de notre venue. Nicole est sortie de l’église: « Oui, tout le monde vous connaît déjà, rendez-vous compte j’ai fait une annonce pour le spectacle à la messe! » Elle nous présente Mme Singez dont elle nous avait beaucoup parlé hier, on convient d’un rendez-vous avec Mme Singez et sa soeur Mme Bochard. Il y a du monde ce matin, du soleil aussi, on allume la musique mais on n’ose pas danser tout de suite, puis Lina invite Guy et Hervé invite Nicole, la valse est lancée. On discute avec une dame  qui a quitté Lorgies il y a trente ans pour Oye-plage à côté de Dunkerque, on lui dit qu’on connait bien. Elle s’est mariée dans cette église de Lorgies et est venue ce matin pour la messe d’anniversaire du décès de son frère, elle nous dit » C’est beau en tout cas ce que vous faites,  ça va égayer ma journée! »

Lorgies le samedi!

Que dire d’une visite de Lorgies avec Nicole?

Le vieux menhir est devant la maison des association depuis 1993. Il s’appelle la Plancq al’Broile car avant, il était utilisé comme passage sur le ruisseau  La Broile. Aujourd’hui ce sont les enfants qui grimpent dessus. Nicole nous parle de l’école élémentaire qui comptait 640 enfants, et des ouvriers de Béthune qui venaient jusqu’à Lorgies pour le déjeuner. A chaque maison que l’on passe, Nicole associe un nom, une anecdote… C’est samedi, les bicyclettes sont de sortie et les gens s’affairent dans leur potager. Notre marche nous amène devant la maison de Paulette, on reste un long moment discuter avec elle, et on la quitte en lui donnant rendez-vous lundi pour faire une conversation filmée.

les copains d’abord

Après un très agréable repas autour de la grande table ronde du P’tit Lorginois nous rejoignons tous Nicole, une habitante de Lorgies depuis toujours. Elle connaît tout le monde et tout le monde la connaît. Elle nous fait visiter le village et nous raconte l’histoire de certains lieux, des anecdotes passées, des choses qui l’ont marquées.
Pris par le temps, une partie du groupe est forcée d’interrompre la balade. Les deux Marie, Martine et Guy continuent la promenade, toujours guidés par Nicole. Jérémie et Hervé vont à un tournoi de tennis à Richebourg tandis que Didier et Lina se rendent au rendez-vous fixé avec Les Copains D’abord. Il s’agit d’une bande d’amis passionnés de musique pour certains, de chant pour d’autres. Ils nous racontent qu’ils ont créé ce groupe avant tout pour leur plaisir personnel. Didier leur pose des questions, cherche à en connaître d’avantage sur ce projet musical. Ils répondent malgré la caméra qui, pour commencer, ne les rend pas très à l’aise. Elle se fait finalement oublier. Ils rient, nous racontent des moments marquants de leurs expériences musicales. Ça rend heureux de les voir épanouis, contents de ce qu’ils font.
Trop peu nombreux, ils n’ont malheureusement pas pu chanter. Nous repartons, contents et enrichis de cette rencontre en direction de Lorgies, pour rejoindre les autres et terminer cette jolie journée exceptionnellement ensoleillée.

Au fil de la découverte

On est allé à la salle omnisport de Richebourg. On a rencontré Cyriak et Lucas puis Thibaud et Pierre. Ils jouaient au tennis.

On a discuté un peu, et puis on a fait des images ensemble : alors là tu sers et puis après on change, et puis après tu lui renvoies la balle, plutôt dans ce carré, et puis après on fait des smashes, super, on change de joueur…

Après on est allé faire des images de danse. Dans une serre, dans un champ, dans une forêt géométrique, devant une ferme américaine et on a fini dans un hangar plein de gravats.

La dernière image, c’est comme une tragédie. Au milieu de la destruction, un homme. Qui s’en va.