D, comme Direction G’nève

On rencontre aussi des Saint-Juliennois de longue date qui ont choisi de ne jamais travailler « de l’autre côté ». Mais quand même, ici, beaucoup rejoignent leur travail avec le bus D. Le bus D pour aller à G’nève le matin, le bus D pour revenir à Saint-Ju le soir. Une ville frontalière, c’est une réalité forte, une réalité particulière. Ici, il y a beaucoup de gens qui passent, qui partent, qui arrivent, qui repartent. Beaucoup qui habitent à Saint-Julien-en-Genevois parce qu’ils travaillent en Suisse ou souhaitent travailler en Suisse. Alors, quand on fait du porte-à-porte, on nous raconte souvent que « Saint-Julien, j’y habite depuis des années, mais je ne connais pas tellement » ou « Saint-Julien, y a rien à y faire, enfin, je ne crois pas qu’il y ait grand chose, je ne sais pas… ». Et la ville grossit selon des règles qui semblent être dictées par la frontière.

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Le comité des festivités a acheté une vieille caravane que les ami-e-s du comité ont transformé en buvette, qu’ils-elles changent de lieu à chaque nouvelle manifestation.
Le comité reçoit une subvention de la mairie qui couvre environ 40 à 60% des besoins de l’association. Le vide-grenier et la fête de la musique permettent de gagner un peu d’argent. Le comité demande une petite participation aux groupes qui utilisent le matériel de l’association.
Faut vivre poétiquement sa ville, alors on s’est mis dans l’associatif..

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Le comité des festivités aide les associations de la ville, comme Art Scénic ou la Musiquerie… Le comité prête du matériel de scène ou de la vaisselle. Il peut aussi aider des compagnies suisses. Tous les trois ans, le comité travaille avec le groupe Pantomime qui monte un spectacle de théâtre dans une grange de cultivateurs. Tous les gens qui travaillent à l’association sont bénévoles. Le comité avait créé une chorale dans les années 2000 qui s’appelaient les Coeurs de Loup. La chorale est allée en Louisianne et au Québec. M. Stalder était architecte et il a toujours fait partie d’associations. La technique, ça m’a plu, dit-il. Le comité a participé à l’organisation de la célébration des 200 ans de L’Escalade, traité de paix entre le Duc de Savoie et Genève. Notre groupe s’est crée à ce moment-là et on a dit, on reste ensemble. On a fait un énorme spectacle. La banque a frappé des pièces pour l’occasion. Une plaque fut posée derrière la mairie et on a donné une messe oecuménique.

Le comité des festivités dispose d’une salle de réunion et de trois salles de stockage. Un petit théâtre de plein air de 80 places a été créé dans la cour arrière.

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Rencontre en milieu d’après midi avec Jean Jacques Stalder qui est président du comité des festivités et organise, avec son équipe les Musicales de St Julien qui ont lieu chaque année dans tous les quartiers de la ville. Et aussi la fête de la pomme et du partage, le huit octobre. Beaucoup de bénévoles viennent ramasser les pommes. Cela représente une grosse activité pour le comité car pour la fête de la pomme, on récolte sept tonnes de pommes que l’on presse à l’ancienne. On vend, à cette occasion 3000 litres de jus de pomme aux habitants et aux gens qui viennent participer à la fête. De nombreux groupes animent la fête de la pomme et du partage, l’harmonie municipale, les scouts, les groupes folkloriques. Les bénéfices vont à l’association Alpha, qui lutte contre la faim dans le monde et au secours catholique. Lors de la fête, on mange des diots (saucisses locales).

Carte Postale

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Cher vous tou-te-s,

Gros bisous de Saint-Julien-en-Genevois où notre emploi du temps est bien chargé. On ne s’ennuie pas et notre animatrice Amély est très gentille avec nous.
On mange bien et on dort dans un hôtel qui était une ancienne ferme. Ce soir, Amély nous emmène après le travail, manger une fondue. Tout le monde en est très content.
Nous avons rencontré beaucoup de monde et nous avons appris de nouvelles choses. Par exemple, figurez-vous que le duc de Savoie a renoncé à conquérir Genève, battu par les Genevois et a conclu un traité encore en vigueur aujourd’hui.
Vous nous manquez quand même et Guy y se languit des terrils. Ici, c’est trop haut pour lui.
Didier lui aussi n’est pas à la bonne altitude, il avait peur dans le train qui va de Bellegarde à Saint-Julien car le train monte, monte, monte.
Mourad a repris ses cours d’accent du nord, pour l’instant, c’est pas concluant.

Bref, vous dire enfin qu’il fait très beau.

Nous vous embrassons,

Guy, Didier, Bénédicte, Lucien, Mourad, Isabelle et Marie

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Ce matin, une partie importante du groupe est retournée à l’école Buloz, pour danser, faire du cinéma (à partir des propositions des jeunes gens)  et du théâtre avec les élèves de quelques classes parmi la vingtaine que compte l’école. On court aux quatre coins de la ville, tout au long de la journée. Nous avons (sauf Lucien et Isabelle qui ont mangé à l’hôpital) déjeuné au collège Jean Jacques Rousseau et ensuite, plusieurs groupes de collégiens se sont spontanément constitués pour travailler avec nous et occuper avec poésie les heures méridiennes. Lucien et Isabelle ont interviewé des personnes toute la journée. On se rend compte maintenant qu’on doit stopper les interviews car il ne faut pas que le film-spectacle soit trop long. Une heure et quart est une durée idéale.

Angélique, responsable des T.A.P à la mairie de Saint-Julien

p1010762Mourad et Marie sont allés rencontrer les enfants de l’école du groupe scolaire Puy-Saint-Martin.

C’est la souriante Angélique qui les a accueillis. L’école est très moderne, les enfants très calmes et attentifs. Marie a expliqué le projet du portrait aux enfants et Mourad leur a fait une démonstration de percussion corporelle. Les enfants étaient « à fond » comme disent les jeunes…

On espère qu’ils ont aimé notre venue même si notre intervention fut courte faute de temps et de rendez-vous qui s’enchainent.