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Premier atelier d’écriture, On parle de la vie, on parle du travail
On parle de la vie, on parle du travail / Salaires / Contrats / Horaires / Courage / Diplôme / Compétence / Ecole / Inégalité entre les hommes et les femmes / J’aimerais devenir professeur de commerce / Pas de rêve, juste trouver du travail / Je vis chez ma mère, je n’ai pas envie d’y vivre encore à quarante ans / Pas de rêve, des objectifs / En galère, nos parents ont galéré, faut pas abandonner / Transformer sa souffrance en force / La timidité peut-être un avantage, tu ne te laisses pas facilement influencer par des mauvaises fréquentations / J’aimerais être heureuse avec des licornes, apporter du bonheur aux gens et être moins timide / Mon père travaille de temps en temps, ma mère est en situation de handicap et ne peut pas bosser / A la base, mon rêve, c’était d’être avocat. Je n’ai pas confiance en moi. J’ai ma licence en droit mais j’ai eu peur de ne pas y arriver / Je veux dessiner des tatouages, je me suis achetée des machines / Je travaille dans le bâtiment, je veux élargir mes connaissances et me lancer dans la déco /
On ne mettra pas trois jours à s’appeler
Quelles sont les histoires qui habitent nos prénoms. On se retrouve en cercle et derrière chaque prénom s’en cache d’autres, des prénoms : Marie, Brandon, Enola, Teddy, Didier, Gérard qui passe nous dire un petit bonjour, Marie, Véronique, et Marie-Véronique, Déborah, Farouk, Sakura, Tonny, Forbon, Martine, Mourad, Jean-Pierre, Guy et Jean-Baptiste, Marie, Zola, Benjamin, Brenda, Marie K, Valérie, Mélanie, Marie, Angela Davies, Florian, Victor Hugo et Roméo.
On est plus nombreux qu’il n’y parait pour se lancer dans l’entrainement entrainant les pieds à la tête, des petits cercles puis on s’éclate dans l’espace, on se laisse hypnotiser, on tombe par terre, yeux dans les yeux on danse, puis on avance tous du même pied mais ça ne marche jamais et puis on termine par se raconter quelque chose à deux en même temps.
Arriver à parler et écouter, à dire et à entendre dans le tempo. C’est un peu ce qu’on va faire pour créer cette veillée ensemble : parler et écouter, dire et entendre ! A vos micros, à vos oreillettes ! En studio !
Sas creatif
C’est reparti…
Deuxième partie du sas de création, Nickel, à Valenciennes, au Phénix, avec 13 nouveaux jeunes. Ce matin, on a fait un temps de présentation où on dit pourquoi on s’appelle Brandon, Mélanie, Déborah, Mourrad, Martine, Teddy…. ? Ensuite on a parlé du spectacle, La Brique, qu’on a vu ensemble, vendredi soir. Puis on fait un échauffement théâtral auquel tout le monde a participé. On prépare la deuxième demi-journée : percussions corporelles, atelier d’écriture et atelier vidéo. Et on va chercher les mini-bus noirs Mercédes chez Rent a Car.
C’est pareil mais c’est différent
Treize plus un plus deux plus neuf plus un égale l’équipe du mois de juin.
Alors que l’équipe du mois de mars, c’était treize plus (parfois) un plus neuf moins (parfois) un plus deux plus un.
Faites vos comptes, 13 + x, ça revient à peu près au même en quantité, une grosse vingtaine de personnes, mais la quantité, ça n’est pas tout, oh non.
L’expérience, par exemple, ça n’est pas la quantité.
L’expérience est bien plus vaste et bien plus insaisissable que la quantité.
L’expérience n’est pas mesurable.
Cette fois ci, par exemple, pour faire treize, on a quatre (dames) plus neuf (messieurs) alors que la dernière fois, on faisait treize avec treize (messieurs) plus zéro (dames).
Une différence qui peut nous amener à aborder la question du travail de façon différente. Les femmes au travail, est-ce que c’est différent des hommes au travail?
Et puis jusque là, les dispositions dans l’espace sont assez différentes.
Au moment du training, quand on marche dans l’espace, personne n’est au piano, personne ne reste immobile ou silencieux derrière une table.
Il fait un peu le même temps qu’en mars, par contre.
Mais le cercle de chaises pour commencer la semaine est bien au milieu de la pièce.
Et on a recommencé à se regarder dans les yeux à une distance de 20 centimètres. Et ça, se regarder dans les yeux à une distance de 20 centimètres, ça nous demande de faire des mesures mais c’est surtout de l’expérience.
tous les mêmes…
On recommence, le même projet, mais pas les mêmes participants. On est dans la même salle, on est les mêmes intervenants (+ Forbon qui nous a rejoint), on a le même piano noir dans la même salle des pédagogies (on a cru entendre ce matin la lettre à Elise jouée sur ce même piano, c’est la même chanson que jouait les jeunes en mars), on a été accueilli par la même Marie et la même Natacha, Farouk est là aussi. Le Phenix n’a pas bougé non plus, malgré ce vent à décorner les boeufs qui souffle aujourd’hui, on a les même gourdes rouges avec nos noms dessus, on est deux mois plus vieux, mais le groupe est différent, le projet sera autre. On va néanmoins tou-te-s vers le même but: faire un spectacle ensemble.
on y vient à pied…
Demain, Valenciennes à nouveau. Pour le projet Nickel, préparé avec beaucoup d’engagement et de sincérité par Natacha, Marie K. et Marie S. Rendez-vous à neuf heures dans la salle des pédagogies, au quatrième étage du Phénix. Il y a Marie Lies, Forbon, Marie S., Marie K., Martine, Didier, Mourrad, Guy, Marie B, Bénédicte, Thierry, Christophe et les jeunes de Valenciennes et des environs. La semaine dernière, il a fait si chaud au Phénix, que tout le public dégoulinait et la Brique aussi.





