Nordine nous a accueilli dans sa petite entreprise qui ne connait pas la crise aujourd’hui.
Nous sommes contents que la Nickel Team ait pu rencontrer un soudeur-chaudronnier à son compte. Nordine aime son travail et le dit haut et fort: « Si tu n’aimes pas ton travail, tu ne peux pas y arriver ».
La soudure, c’est une passion! Etre à son compte, c’est dur, c’est des heures de travail énormes, mais si on aime et si on fonce, on arrive à tout: « ça va aller, ça va aller » comme le dit Nordine.
Un seul conseil donc pour la Nickel team de la part de Nordine: Forme-toi! Fonce! Travaille! Aime! et ça ira! ça ira! tout redémarrera, tu verras, tu verras, la métallurgie, c’est fait pour ça.
Actualité
La fusion du métal…
Aujourd’hui, encore une journée remplie et enrichissante avec notre nouveau groupe « Nickel ». On passe d’un entrainement rondement mené à une répétition de step, à une séance d’écriture, à du beat box, à une visite d’entreprise à Val Soudure, interview, prise de son, réglage des images.
Nos jeunes maitrisent, essayent, se lancent, galèrent, réussissent, recommencent, se posent des questions, réfléchissent…Bref, tout cela, sans faire de jeu de mot, c’est nickel comme du métal en fusion.

Ouvrir une conversation
Commencer par la personne et le métier : « en quoi ça consiste et où ça se passe? » et puis on déplie, on déroule, on déploie et on garde l’oreille : « vos horaires de travail? Vous travaillez seul ou à plusieurs? Est-ce que vous aimez votre travail? Depuis combien de temps vous faites ce travail? Et si vous deviez changer vous feriez quoi? Votre parcours professionnel? Vos outils de travail? L’égalité homme femme dans votre métier? Quels sont vos E.P.I? Quels conseils donneriez vous à des jeunes en formation? Circulation dans le Phénix pour s’entrainer au cadre et à la conversation. Aujourd’hui on visite deux entreprises d’usinage : Para-service et Val soudure. Para-service, une entreprise individuelle : en profiter pour poser des questions sur le travail à son compte, le parcours, les difficultés, la gestion avec la vie personnelle, l’évolution de la situation, des horaires de travail. Des questions sur les dangers liés à ce métier, sur les déplacements nécessaires, sur la hausse des prix et sur la place des femmes. Aujourd’hui on va poser des questions ouvertes, on va ouvrir une conversation.
La respiration c’est la base
Ce matin au marché Déborah a enregistré : « les travaux, une voiture à l’arrêt avec le moteur qui fonctionne et ensuite les oiseaux mais pas sûr qu’on entende – ah, on entend les verres c’est pas mal » – Corentin a enregistré les arbres et le vent, il n’avait pas de bonnette. On verra ce que ça devient mais à l’écoute c’est TOP – Beat Box – Le son tourne et tape à voix basse – 60% de respiration et 40% de son – ça peut se faire partout et tout le monde peut le faire – Petite biscotte – ça groove – on peut laisser le corps suivre et entrainer – la grosse caisse ça raisonne c’est les caisses de résonances.
Traversée de la salle et traversée du marché
En se tenant par les mains et par les pieds on arrive à traverser la salle du haut dans sa diagonal. Tel n’était pas l’objectif, l’objectif était de faire des empreintes. En tenant la caméra et les micros dans la main et par le pied on arrive à traverser le marché dans sa longueur et dans sa largeur. A le quadriller comme on dit. Tel n’était pas l’objectif, l’objectif était de faire des portraits. Des empreintes aux portraits on a fait ce matin de sacrées traversées bien visées !
Portraits chinois sur le marché
le marché de valenciennes est un lieu accueillant
On est tous partis à pied : le marché de Valenciennes n’est pas loin.
Le vent est fort. Il pleut parfois, et pas à moitié. Mais rien, non rien n’entame le dynamisme et la joie de Valérie, Teddy, Mélanie, Déborah, Toni, Florian, Roméo, Corentin.
Ils font des sculptures humaines sous le kiosque, demandent aux marchands et aux passants quel plat ou quelle chanson ils associeraient à leur métier, ils prennent des photos, tractent (« franchement j’ai distribué au moins mille tracts », dit Toni, « si le président de la république il vient, vous saurez que c’est grâce à moi »), font des portraits des gens avec des citations poétiques ou philosophiques dans les mains.
Sur la route, on croise la soeur de Florian.
Au marché une dame raconte qu’elle, elle ne veut pas poser sur la vidéo parce qu’elle est au chômage depuis plusieurs années après avoir été secrétaire de direction pendant de nombreuses années, alors vous imaginez, elle en veut un peu à la société : vous savez, passé cinquante ans, on vous considère comme une vieille. Cette dame est très belle, et jeune, c’est tout ce que j’ai à en dire, cinquante ans ou pas. Et avec un sourire grand comme le soleil. Une autre dame me dit que ses enfants à elle ont fait de longues études, bac plus cinq, et même plus. Ils sont ingénieur ou traductrice. Mais pour autant, ils ne trouvent pas de travail. Elle dit: « c’est triste ».
On filme beaucoup. Bénédicte adapte sa mise au point en fonction des lumières et des ombres qui changent aussi rapidement que les nuages dans le vent. Une tonnelle se retourne littéralement et s’envole sur la route. Mais rien de grave. L’ambiance est électrique de joie et d’enthousiasme. Tout le monde est fier. On est des beaux gosses, ah ouais?
A midi, on a bien mérité les lasagnes et le tiramisu, et tout le monde a très faim.
Au marché de Valenciennes
Les empreintes
Demandez le programme
Aujourd’hui on va commencer par s’échauffer, se mettre en jambe, se mettre ensemble, puis on ira au marché de Valenciennes commencer les récoltes avec des portraits chinois, portraits citations, récolte de bruits et de sons et puis impromptu d’empreintes. On tourne ! Cette après-midi le programme est encore à la rencontre, à la découverte avec Forbon pour le Beat-box et une fois le rythme dans la peau on ira le semer dans les couloirs du Phoenix pour s’entrainer à l’interview. Bonne journée !




