On l’appelle la salle claire et aujourd’hui pour l’obscurcir les volets sont tirés et l’écran de papier est encadré-scotché. Ce matin on a déroulé l’ensemble : step, beat box, lectures, entrées et sorties, occupation du premier rang, scotch pour de faux, mise en place des micros, finition des montages et organisation des musiques. Il était une fois un écran de papier blanc collé sur un mur noir dans une salle claire. Il était une fois 13h15 et on retraverse l’ensemble pour être bien raccord. Il était une fois, 16h00, on tire bien la lumière, on éteint les rideaux et l’écran de papier s’envole pour qu’on y projette 15 jours de travail, 15 jours de création et de visites !
Actualité
Des becs d’oiseaux
Veste, casquette, lunette pour la visite
Visite de l’usine Renault à Maubeuge
730 véhicules par jour
51 véhicules par heures
1 véhicule par minute
115 références pièces et 49 références matière. 43 500 coups / jour
4 lignes de presse
320 Tonnes d’acier galvanisé transformés chaque jour
Diversité de 15 caisses ou diversité de 1 000 caisses en Tôlerie
4300 points de soudure par caisse
plus de 520 robots en Tôlerie
100% des caisses contrôlées
Plus de 100 teintes
4400 pièces générées
11 lignes de bus
8 000 petits emballages distribués par jour et 4 900 gros emballages distribués par jour donc plus de 12 000 emballages
2200 employés
1600 CDI
600 intérimaires, apprentis ou stagiaires
Distribution
Quand on distribue, on commence à répartir les tâches, les mots, les scotchs, les sons, les steps, les musiques, les morceaux, les papiers, les danses, les séquences. On se distribue un peu tout, tu attrapes ça, tu prends ça, pourquoi tu laisses tomber?, allez tu t’accroches un peu, à toi de faire, qui fait quoi, euh bon on peut s’y mettre que chacun sache ce qu’il fait, tu le remplaces, tu danses je parle, vous dîtes il font les basses, nous faisons les percussions et eux les voix. Pendant que tu dessines on entend ton texte, allez on fait le un quatre fois, le deux quatre fois puis à nouveau le un et ensuite le deux juste en voix pendant que vous vous dîtes le texte et on termine par le D. Je distribue, tu distribues, il/elle distribue, nous distribuons, vous distribuez, ils/elles distribuent. Demain à 15h00 rendez vous pour le film-spectacle du 2ème groupe.
C’est parfait, c’est beau, c’est nickel
Ce matin en arrivant on s’est direct mis au dessin.
Deux fois quatre minutes, dans l’espace, sur le sol, au scotch.
On rentre sur le plateau, dynamiques, avec une intention claire, on choisit un endroit de l’espace, on dessine.
C’est abstrait, au début.
Quatre minutes.
On ressort du plateau.
Pause.
On rentre de nouveau sur le plateau, dynamiques, avec une intention claire, on reprend le dessin.
On le reprend, on le poursuit, on le termine,
On dessine avec du scotch,
On dessine avec nos corps: c’est comme une danse qui trace des formes au sol
On dessine des machines, des trajets, des outils de travail,
On relie les dessins entre eux,
Quatre minutes.
On ressort du plateau.
Fin.
Souvenirs d’école
Jean-Pierre : J’ai des bons souvenirs de l’école, j’étais populaire, je menais le groupe, j’étais pas persécuté. J’étais pas le gars qui persécutait les autres, j’étais en haut de l’affiche .Une scolarité normale si la normalité existe. J’ai jamais appris une leçon, j’ai jamais fait un cours complet mais j’avais des bonnes notes.
Enola : Au collège ca allait, j’adorais les cours, c’est avec les autres que c’était difficile. J’étais souvent rabaissée plus bas que terre.
Déborah : Jusqu’au CE2 l’école, c’était nickel, j’étais pas populaire mais assez bien intégrée. En CM1 je suis devenue la tête de turc, ça a continué au collège Valérie : J’étais bordélique, j’écoutais pas mais j’avais des bonnes notes jusqu’en 3eme. Au lycée j’ai fait une formation en vente. Moi je voulais faire une formation dans le bâtiment mais mon père n’a pas voulu parce que c’est trop dangereux.
Corentin : Mon meilleur souvenir il date de la maternelle, j’avais une prof madame Buzin qui nous prenait sur les genoux, qui nous donnait à boire quand ça n’allait pas, c’est presque rien mais c’est le souvenir le plus fort que je garde, c’est là que j’ai appris l’affection.
Tony : Moi j’ai commencé à faire le bordel c’était en CE2 parce que quand on est trop gentil les profs ils prennent la confiance, un jour un prof m’a mis la tête sur la table comme s’il voulait que ça rentre mieux et j’ai pas aimé et j’ai viré de bord.
Jean-Pierre : On fait que ça parler d’ouverture d’esprit et de changement mais allez y changer – pourquoi ils veulent continuer comme ça – à la fin les jeunes ils arrêtent leurs études pourquoi ? Pas parce qu’ils ne veulent pas apprendre moi j’ai arrêté les études en ayant une envie d’apprendre pratiquement innée ; J’ai arrêté pourquoi ? Parce qu’il est plus bon le système, il n’est plus adapté. Pour changer ça peut passer par beaucoup de supports, des supports technologiques, mais pourquoi toujours là avec un stylo et une feuille. Moi mes cahiers restaient blancs parce que j’ai horreur de copier des leçons et des leçons pour rien. Je pense qu’on devrait plus s’intéresser à la compréhension des notions, qu’à retranscrire comme ça. C’est quoi ces histoires de cartables de cahiers, ils veulent casser le dos avant de bosser dans le bâtiment ou quoi ?
ne pas tater l’eau du tentant étang
Tournage de trois séquences à l’étang du Vignobles
Pour résumer
Toni : Je suis Toni
J’ai un français qui n’est pas trop élargi
Hier j’ai mangé des tacos
Aujourd’hui je veux pas de gosses
Demain faut que je bosse













