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Les lecteurs photographiés par Kevin
Reportage dans les coulisses avec Kevin
On va « filager »
Aujourd’hui on était en bas, dans la grande salle de spectacle, il y fait frais, fin plus frais qu’en haut. Nous avons revu le step et le beat box dans l’espace puis la position des micros pour les lectures. Nous avons ensuite commencé à mettre les séquences de scène bout à bout (on n’a pas encore les vidéos « mais le montage se termine pour demain ce sera bon » nous dit Bénédicte) : texte 1 / texte 2 / Scotch 1 / texte 3 / solo dansé de Valérie / texte 4 / Scotch 2 / solo dansé de Yacuba / Scotch 3 / Beat box revendication / Step et voix / final de step. Ça se met en place doucement, ça demande beaucoup d’énergie et de concentration pour ne pas se laisser disperser dans les moments de mise en place.
Demain rendez vous 9h00 pour un échauffement, puis répétition Step et Beat box et on enchaine avec un filage à 11h30. En patois breton « filager » ça veut dire se retrouver chez les uns ou chez les autres pour discuter, pour passer la soirée, le temps d’une veillée !


On manque pas d’air
Alors qu’on transpire tous, alors qu’on reste immobile pour ne pas fondre, alors qu’on se place entre deux ventilateurs comme des cormorans, alors qu’on pense donc on sue et bien Mathieu prend son déodorant et rétablit l’ambiance olfactive de ce début d’après-midi, Guy le suit dans cette initiative.
Le ventilateur brasse l’air de rien.
Prendre la parole comme on prend l’ascenseur
Mardi matin 9h00, on a gardé le QG dans la salle claire du haut mais on commence à investir la salle sombre du bas. On va aller de haut en bas, tu prends l’ascenseur ou les escaliers ? Je crois que c’est la première fois, que je travaille sur un projet où on est entre 20 et 30 personnes à se mobiliser 3 jours pour créer un ensemble, pour créer un spectacle de 1h30 entre vidéo, textes, danses et rythmes.
Faire une veillée dans laquelle chacun prend la parole et que ça raconte un ensemble, un groupe, un monde d’une certaine manière. Entre le haut et le bas on refait le monde ? Tu prends l’ascenseur ou l’escalier ? Chacun son rythme, son moyen d’expression, sa prise de parole, on se passe le bâton, comme un relais entre plusieurs étages comme des couches d’émotions, de sensations, de réflexions.


















