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Dunkerque en plein travaux
Deuxième jour de séminaire à l’Avant-Scène de Dunkerque. La scène nationale de Dunkerque sera dirigée, dès le mois de janvier par Ludovic Rogeau, qui remplacera Hélène Cancel. Hélène C. change de métier. Elle change de branche. Elle va faire du coaching de management. C’est rarissime que quelqu’un, à ce niveau de direction, dans le milieu artistique, quitte ses fonctions. On se dit forcément, que dans ce monde dirigé par les hommes à toutes les postes de responsabilités politiques, institutionnels et administratifs, Hélène a dû bagarrer très dur contre le sexisme systémique de notre société. On connaît bien des cas, où les hommes ont tout fait pour empêcher les femmes de travailler normalement dès qu’elles accèdent à des situations de direction. Le monde culturel et artistique n’échappe pas à la violence des autres champs du travail, vis à vis des femmes. Tout comme ce monde n’échappe pas à la souffrance au travail pour les mêmes raisons qu’ailleurs, ce à quoi on peut ajouter le prétexte qu’ici on crée, et les créateurs ont tôt fait de se croire au delà des codes et des lois et de considérer les autres comme des larbins.
le long du canal
l’église dans les dunes
Premier jour de travail à Dunkerque, à l’avant-scène. On a été bien reçu. Du café tout frais. Hélène Cancel est passée nous dire bonjour dans la matinée et Céline qui travaille aux relations publiques du Bateau Feu, est venue nous rejoindre à l’heure du repas, elle a pris sur son temps de pause pour discuter un peu avec nous. On s’est rappelé la grande époque des actions artistiques sur Dunkerque et ses environs. Maxime nous fait à manger tous les midis. C’est de la très bonne cuisine.
On s’est installé dans la salle de répétition et on a lu No Border tous ensemble. Puis on a terminé le travail de la journée par des exercices physiques. Des abdos et des danses acrobatiques.
Myriam, Esad, Montluçon
Dunkerque, quartier de la gare, hôtel B and B
Dunkerque nous ouvre les bras, pour une semaine. On travaille jusqu’à vendredi en fin d’après-midi. Pendant trois ou quatre ans au début des années 2O10, on allait y travailler un mois sur deux. A l’époque où le théâtre était en reconstruction, l’équipe du théâtre avait décidé de décentraliser ses actions artistiques partout sur le territoire du dunkerquois jusque dans la Flandre profonde. Nous avions multiplié les interventions dans les écoles, les villages, les quartiers… Nous avions rencontré un monde fou, de Grand Fort Philippe à Rexpoade. Nous y revenons dès ce soir (on a eu bien du mal à trouver à se loger) pour cinq jours pour une résidence de recherche, accueillis par la scène nationale du Bateau Feu. Avant le départ en fin d’année de sa directrice pour d’autres horizons puisqu’elle quitte le théâtre pour un autre travail, un autre monde. Sereinement.
Par ailleurs, on commence à manquer de moyens bien qu’on ait énormément travaillé ces dernières saisons. L’avenir proche se complexifie. Mais on ne lâche rien. L’avenir dure longtemps et on n’est jamais à l’abri d’une belle surprise.
Le Dôme de Auch
I am not a terrorist, i escape because of them
En partance pour Dunkerque (après demain). Pour une semaine autour de No Border de Nadège Prugnard. On se rappelle qu’il y a deux semaines nous étions à Montluçon ; nous jouions dans les rues avec les étudiants de l’Esad. A la nuit tombante, dans la vieille ville, c’était mystérieux. On allait d’un café désert (ou presque) à une terrasse déserte (ou presque). Plus la nuit tombait, plus il faisait froid. Nous avons joué plus de deux heures. Simon dansait seul au milieu des chaussures qu’avaient installées Nadège dans les rues de Montluçon et que l’on avait dû enlever (du côté de la mairie) à cause de la venue du Préfet pour une veillée d’armes. Nadège a conçu une exposition de chaussures et de sable, avec (à chaque chaussure) un petit fanion où elle a retranscrit les paroles des réfugiés du monde entier à Calais.
A Montluçon lecture publique
Luc, Lucien, Vincent…
On est compagnie jumelée au C.D.O.I (centre dramatique de l’océan indien) depuis la nomination de Luc Rosatello en tant que directeur. Nous avons prévu une Veillée-Portrait en fin de saison ainsi qu’une résidence d’écriture. Lucien Fradin y jouera dans un mois son spectacle Eperlecques. Cependant les nouvelles de La Réunion ne sont pas encourageantes puisque le centre dramatique traverse une crise financière et structurelle.
Demain, nous participons à une rencontre sur les droits culturels des citoyens, pilotée par Vincent Dehlin qui est responsable du syndicat des compagnies indépendantes dans les Hauts de France. Les interventions démarrent à 10 heures tapantes. Les intervenants sont tenus d’arriver à 9h30 pour le pot d’accueil. Une belle matinée en perspective.
On envoie le livre « Tout le monde est quelqu’un d’autre » sur la compagnie Hvdz, édité par le centre national des arts du cirque, aux quatre coins du monde. Nous sommes en pleine recherche de financement et de diffusion de nos Veillées et autres spectacles.





