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Un jour, tout le monde changera de visage…

Depuis lundi, on écrit beaucoup avec les Turbulents sur ce qui est merveilleux et ce qui est interdit. D’abord, à partir d’improvisations ensemble puis en plus petit nombre, puis seul-e: écrire un texte ou faire un dessin sur la colère, l’intimidation, l’interdiction ou le merveilleux.

Il en sort des jolies choses, des phrases rigolotes ou des propos touchants, on vous en livre ici un petit aperçu:

C’est merveilleux quand on est tous les deux
Il est interdit de se promener dehors tout nu quand il fait froid
C’est merveilleux qu’ils fassent des travaux à Saint-Germain
Il est interdit d’avoir un handicap
C’est merveilleux d’être en vie
Il est interdit d’être à l’ouest
Il est interdit de voler sans demander la permission
Il est interdit de suivre les gens jusqu’au 5ème
C’est merveilleux d’être joyeux comme cela
C’est merveilleux de faire Edith Piaf
C’est merveilleux le sourire de Mademoiselle
Il est interdit de faire des activités dans son monde
Il est interdit d’imiter la voix des autres
Il est interdit de sonner l’alarme dans les transports hors du commun.

D’ailleurs, dans ce lieu incroyable et un peu hors du monde, on retrouve sur toutes les portes des bâtiments préfabriqués qui entourent les deux chapiteaux des phrases des Turbulents pleines de poésie:

« J’ai pas aimé comment ça finit le début »
« D’une sériosité je suis »
« Aujourd’hui, je roule vers un songe »
« Pour le carnaval, je me déguiserai en personne normale »
« Enlève ton énervé »
« Désolé je suis en retard à cause d’un raccourci »

 

Marie part vendredi

Mardi midi, c’était le pot de départ de Marie, une éducatrice des Turbulents qui était là depuis 8 ans. On a mangé des gâteaux et des bonbons et tous les Turbulents ont manifesté leur attachement, leur amour pour Marie et lui ont souhaité bonne chance dans la vie. Ils ont chanté pour Marie leur répertoire de chorale. Il y avait de l’émotion et de la rumba dans l’air,

 

C’est merveilleux de faire la batucada

Les Turbulents ont une magnifique batucada. La batucada est quelque chose d’hyper fédérateur. Lundi matin, nous sommes arrivés pour notre premier jour de travail pour la création de TROUBLE. Nous avons travaillé la danse avec Fatia mais, à un moment donné, un turbulent prend un instrument et puis un deuxième et cela attire trois, quatre turbulents qui se mettent derrière les tambours, derrière les répiniques, derrière le piano. On rajoute Philippe au sax et hop, c’était parti pour une improvisation musicale qu’on ne pouvait que regarder. Tant pis pour la danse, c’est merveilleux de prendre le temps et de faire de la musique. Et puis, c’est tout.

EN VRAC…

Lundi prochain à 19H, au Théâtre de l’Echangeur à Bagnolet aura lieu la lecture du texte de Nadège qui sera celui de notre prochaine création:

« NO BORDER »!

Nous sommes très heureux de ce texte et nous aimerions partager cela avec vous. Alors si vous êtes disponibles et, sur Paris le 12, bienvenu-e-s!

Le lien pour réserver est ci-dessous.

NO BORDER

Lucien jouera Eperlecques le 15 février à LA RICHE près de Tours. C’est la compagnie Cano Lopez qui nous invite. Une belle tournée d’Eperlecques se profile en 2019 suite à notre passage à Avignon. On vous en dit plus très vite.

Et puis dès le lundi 12 également, Didier et Marie seront aux chapiteaux Turbulents pour la reprise du travail autour de l’histoire de la folie de Michel Foucault: Trouble(s) avec nos ami-e-s Les Turbulents.

Guy les rejoindra le mercredi pour finir la semaine.

Alors si vous voulez nous voir, on sera du côté de la capitale les 15 prochains jours.

Anamnesis à la recherche du temps perdu et Passer muscade

Le dernier spectacle qu’on a fait avec le théâtre du Prato, s’appelait les Muscades de la Guerliche. C’était tiré des contes d’un buveurs de bière. On a monté la pièce tandis que la troisième chaîne faisait un documentaire sur cette aventure et nous filmait tout le temps des répétitions et des représentations. On jouait dans une cour de ferme et on dormait dans une école désaffectée. Nous dormions par terre et on se lavait dans des petits lavabos. On passait des longues heures au bar du village. On écoutait Louis Chedid, ainsi soit il. On est resté plusieurs semaines sur place, dans le Douaisis, à Féchin. Le jour du spectacle, il a plu à torrent. Nos maquillages dégoulinaient et il faisait un froid de canard. Jean Pierre avait voulu reprendre d’autorité le rôle de la Guerliche au dernier moment pour le tournage  des représentations mais le réalisateur de la télé s’y était opposé. Pas étonnant que la Guerliche ait quitté le Prato.