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Si tu n’as jamais joué, comment peux-tu comprendre?


Cet après-midi, nous sommes allés rencontrer les éducateurs du club de rugby à Figeac.

Pourquoi à Figeac? Vous en avez déjà marre de Capdenac allez-vous demander? Et bien, non, pas du tout, mauvaises langues! Nous sommes allés à Figeac car les clubs de rugby de Capdenac, Figeac, Bagnac se sont regroupés pour créer un club plus fort, et faire se rencontrer un maximum de jeunes. Le rugby, c’est le sport local, c’est important ici. Malgré tout, Stéphane nous dit qu’ils ont plus de mal ces derniers temps à faire venir de nouveaux jeunes. Ils pensent que le rugby a encore l’image parfois d’un sport « rugueux ».

Pourquoi demandons-nous? Et là, nous apprenons (car nous ne le savions pas malgré toutes les veillées que nous avons pu faire, nous apprenons encore tous les jours) que le rugby est considéré comme un sport de combat, un sport de combat en équipe (c’est pour cela qu’on se protège les dents et non pas pour faire joli en ayant un accessoire coloré).

Le rugby, c’est l’école de la vie nous disent-ils. Etre ensemble, partager quelque chose ensemble ne serait-ce qu’un ballon ovale. Le club organise des sorties en bus pour voir des matchs importants. Le rugby, c’est la convivialité aussi: des quines, des repas sont le lot des licenciés du club. On nous parle évidemment de la troisième mi-temps…On leur demande d’ailleurs de chanter leur hymne mais ces grands gaillards n’ont pas osé, les rugbymen seraient-ils timides?

Du coup, j’ai cherché les hymnes de rugby sur internet et j’ai trouvé cette chanson qui résume finalement ce que nous ont dit nos rugbymen-éducateurs.

On vous la dédicace, timides rubgymen:

Samedi matin, jour de marché à Capdenac

Un monde fou sur le marché, sous le soleil, où l’on a proposé aux gens de poser avec une citation dans les mains et puis de valser. Pour se présenter, c’était tout simple, il suffisait de dire qu’on venait à l’invitation de l’association de Derrière le Hublot et les sourires illuminaient les visages. On est resté longtemps à danser, longtemps. Avec des gens de tous les âges. Nous avons distribué plein de tracts pour inviter les gens à venir au spectacle, vendredi 29 à 21h précédé par un repas communal à 19h à la salle Agora.

La nuit et le matin

Nous avons terminé la soirée épuisé.e.s hier soir, gavé.e.s d’endives au gratin et d’éclair au chocolat.

Au lit très tôt donc, mais pour Lucien avec un réveil à 23h20 pour aller chercher Mourad à la gare 20 minutes plus tard. Emerger s’avère ardu, mais il ne faut pas refermer les yeux sinon c’est foutu. Mission accomplie, Mourad arrive presque à l’heure après être passé par Avignon, Paris et Brive-la-Gaillarde.

Ce matin, nous avons essuyé deux petits échecs : la professeure de piano ne savait pas que nous venions lui rendre visite (on y retourne en principe lundi) et le professeur d’aïkido nous attendait demain (c’est surement de notre faute, mais en fait on ne se souvient plus vraiment, des fois on se mélange les pinceaux dans nos prévisions, on y retourne donc demain).
Puis nous sommes allés faire nos protocoles du marché : les portraits-citations et la valse. Les personnes présentes sont très curieuses, très facile à convaincre de participer au film. On sent que Derrière le Hublot a déjà beaucoup travaillé par ici, et que l’on a pris l’habitude de se faire filmer, de jouer au jeu. Il fait beau, les vestes tombent, les corps virevoltent. La nuit de sommeil porte ces fruits, nous voilà ravi.e.s.

Jean-Jacques Delmas

Ce matin, Guy et Marie sont allés rencontrer Mr Jean-Jacques Delmas. A 10H, le rendez-vous était pris chez lui. Il nous attendait avec un petit café.
Mr Delmas est très accueillant, il est passionné, on le voit tout de suite. Jean-Jacques est retraité de la SCNF. D’ailleurs, il a fait la même formation de conducteur de train que Gérard, notre conducteur de tracteur d’hier. Apparemment nous raconte t-il, la première année, de la retraite, on est un peu assommé. Il faut 6 mois, un an pour s’en remettre de cette vie de travail et puis, après, tout s’accélère: il faut même acheter un agenda.

En effet, Jean-Jacques est très actif: il est syndicaliste CGT, bénévole dans plusieurs associations: Derrière le hublot évidemment, à l’APUC qui retrace l’histoire de la résistance des gaulois face à Jules César, il prend également des cours d’oenologie et apprend à faire des photographies numériques.

D’ailleurs, il a vu la Brique en 2015 et a pris plusieurs belles photos. Jean-Jacques est tellement serviable qu’il en a fait directement un CD à Guy. On discute pendant 2 heures, on aurait pu y rester la journée mais nous avions rendez-vous tou-te-s au marché pour danser la valse. Jean-Jacques nous y emmène en voiture. Génial!

Les bénévoles de Derrière le Hublot…

Il y a 150 bénévoles à peu près qui oeuvrent pour les actions de Derrière le Hublot. Mais 4 d’entre elles sont précieuses pour la cie HVDZ fraichement arrivée car elles leur font à manger le midi et le soir. Elles adorent faire cela. Au départ, elles ne le faisaient que pour le festival mais, désormais, elles le font aussi pour les petites résidences. Cela leur permet de se réunir, d’échanger leurs recettes, de se rendre compte qu’elles ne cuisinent pas si mal que cela nous disent-elles. Deux d’entre elles viennent du Nord, figurez-vous. On va osciller doucement cette semaine entre le tripoux et les endives au gratin. D’ailleurs, c’est ce qu’on mange ce soir. On aura, dans nos ventres, notre région avec nous ce soir mais la tête remplie d’images de Capdenac que nous aurons commencé à appréhender en tracteur, train, à pied et en voiture.

Y’a des belles maisons à Capdenac-Gare

Après nos interviews, nous nous sommes lancé dans nos fameux porte-à-porte et rencontres des habitant.e.s : Guy et Bénédicte dans le Parc de Capèle (que les gens de Frigeac envient aux Capdenacois.e.s selon nos cuisinières) et Lucien et Marie dans les premières rues, telles des exploratrices d’un territoire encore inconnu.

Nous sommes déjà bien accueillis, ce qui fait toujours plaisir quand on se lance. On notera tout de même deux personnes qui sortent de la sieste, et qui semblent avoir bien arrosé la soirée d’hier. On nous donne aussi rendez-vous demain au Restaurant la Renaissance. Et on apprend que pour boire un verre il faut aller au Paris.

Les maisons sont belles, il faut souvent monter des escaliers, c’est très différent de par chez nous, les entrées sont toujours loin du portail.