architectes

En porte à porte aujourd’hui, on a rencontré des architectes. C’était un grand immeuble d’architectes. On a été reçu à chaque étage, par des agences différentes. Quel plaisir de rentrer dans les ateliers, de découvrir dans l’entrebâillement de la porte un monde de livres, maquettes, ordinateurs, dans un agencement qu’on ne voit que dans les livres (d’architecture) et qui fait rêver.
Nombreux portraits, nombreux objets.
Un livre de Murakami, un chien mou en peluche qui sert à nettoyer un écran d’ordi, une boîte de thé, le logo de l’agence France-Autriche, une orchidée, un téléphone, une paire de lunettes…

phrygien

Monsieur Bertrand est venu avec un bonnet phrygien pour qu’on le reconnaisse. Il est passionné d’histoire. Il se dit historien du dimanche, mais il connaît les rois de France, mille dates et événements et autant d’anecdotes.
Il nous a raconté l’histoire de sa mère et sa grand-mère, marchandes au carreau. Parmi les rares goyims du carreau. Vendeuses de manteaux.
Il a évoqué aussi son parcours toujours engagé, toujours ouverts aux autres, qu’il doit à la tradition familiale, mais aussi à son enfance au carreau.

Paradise is where I am

On est allé faire les portraits-citations au marché des enfants rouges, en fin de matinée. Ce petit marché est une perle, où les échoppes nombreuses proposent toutes sortes de repas légers, petits couscous, traiteur bio et autres. Juste avant le repas, la tête nous tourne. Il y a beaucoup de touristes qui viennent grignoter ici. Portraits-citations allemands, italiens, québécois, espagnols, etc. On explique notre démarche et on traduit nos citations dans l’anglais que l’on peut.
On repart, comme ces touristes sans doute, avec l’impression d’avoir été privilégié, d’avoir eu la chance de découvrir ce Paris là…

Toutânkhamon à Paris

Monsieur Bertrand nous a raconté que sa mère, ancienne marchande du carreau, pensait que le cancer qui l’a emportée était dû à la présence de momies égyptiennes enterrées sous le carreau, sous sa boutique du carreau. La malédiction de Toutânkhamon à Paris.
Quand le carreau a été rénove et qu’ils ont creusé, ils ont trouvé des sépultures mérovingiennes.
A croire que la mémoire populaire avait gardé et transformé ce savoir de génération en génération.