helene coiffure

Il y a des gens qui ont l’amour de la vie chevillé au corps et de la lumière à donner plein les yeux.
En sortant d’Idéal Coiffure à Gauchin le Gal, on se dit qu’Hélène qui a créé ce salon de coiffure dans le village où elle est née ne soigne pas seulement les cheveux mais aussi l’âme et le coeur des gens.
On porte tous un enfant en nous, certains luttent contre lui ou le cachent, d’autres le laissent s’épanouir à tous les âges de leur vie et demeurent capable de le partager avec chacun.

Il y a … (2)

Il y a dans ces villages un bon vivre incontestable, il y a « La mer », il y la SMOB que l’on voit de la fenêtre du QG. Il y a des ballots de pailles dans les champs, et les ballots qui sont des cheminées qui fument. Il y a Vikie, Gaelle et Léa, avec des solutions à tout… la Renardière et ses bons petits plats, et M. et Mme Renard. Ah, il y a Marion qui est là, avec ses grosses lunettes de soleil, il y a les portraits chinois dans tous les villages, et des chiens qui aboient, il y a des chiens partout. Il y a de nombreuses discussions au long des rues. Il n’y a pas Flora, mais il y a le sourire de Jeanne. Il y a une piscine gonflable dans le jardin d’une dame qui marche pieds nus tout le temps comme dans les rêves de la mère de Rachid Bouali. Il y a un tipi, il y a Guy qui dit non, il y a l’ordi qui bugge, il y a Julienne 92 ans avec qui on a passé un moment précieux. Il y a Jérémie qui a mangé le dernier mentos. Il y a un baiser de Karine et un de Loïc, au hasard de la Chaussée Brunehaut  qui donne du sourire au coeur.  Il y a une famille qui revenait d’Espagne avec des t-shirts logos d’un bar. Ils veulent récupérer leur portrait en pas de porte pour avoir un coup à boire gratuit l’année prochaine. Il y a Hélène qui occupe un chien pour éviter qu’il entre dans le champ de la caméra du pas-de-porte. Un chien qui traverse la route sur le passage piéton. Il y a qu’il faut qu’on sente quand on dérange. Il y a l’attente, l’attente est magnifique. Il y a potd’chuc.

portraits chinois (2)

Denise a un jardin splendide où est planté un immense saule pleureur. Lorsqu’on arrive avec Martine, elle est assise sur un banc, au soleil, au milieu du jardin. Alors elle se lève et vient à notre rencontre. On se présente et on lui propose de faire un portrait chinois. Au début, elle refuse parce qu’elle ne veut pas être filmée, « je suis même pas coiffée », elle nous dit. Après, elle parle de sa vie d’avant. Avant la retraite quand elle élevait encore des vaches qui lui donnaient du lait et avec lequel elle faisait du fromage. Maintenant, avec son mari, elle peut profiter de l’espace de leur maison et de la grande cour. Elle nous explique que là où ils habitent aujourd’hui c’était anciennement la ferme du château. Son petit chien agite les oreilles et le museau en tournant autour de sa maîtresse. Il est tout excité, il sait qu’ une fois parties Denise l’emmènera se balader.

n’importe quel parfum

On est allé voir Mme Thuilliez ce matin. On a longuement parlé de la ferme et des glaces à la ferme. Et des vaches et des cochons. Et des chats. On est allé visiter les nouvelles étables à vaches, en construction à une centaine de mètres de la ferme. On a pu voir le robot qui va s’occuper tout seul de traire les vaches, trois fois par jour. Mme Thuilliez sillonnent la région pour vendre ses glaces qu’elle confectionne elle-même. Hier elle était à Merville. Samedi elle était à Estrée Cauchy, pour le lancement de la Smob. Elle livre aussi beaucoup de restaurants. Elle fait des glaces sur commande. Les gens peuvent ramener leurs fruits et elle en parfume les glaces. Quand elle ne sait pas comment faire, elle téléphone en Hollande chez ces gens qui lui ont donné l’envie de fabriquer des glaces avec le lait des vaches. Elle a plus d’une cinquantaine de vaches. Quand on lui demande ce qu’elle fait pendant ses loisirs, elle nous dit, Vous ne trouvez pas que j’en fais déjà beaucoup? Et qu’est ce que vous voulez, tout mon temps est consacré à la ferme et aux glaces !