The dark days are gone, and the bright days are here

On passe une journée intense à Grand Fort Philippe, les rencontres se multiplient. Sony, responsable du secteur jeune au centre socio culturel nous a organisé énormément de rendez-vous. Sony est intarissable sur l’histoire de Grand Fort Philippe, et sur ses habitants. Plusieurs années consécutives, il a organisé des « causeries », sortes de veillées ou des habitants venaient raconter leurs souvenirs. Les soirées étaient thématiques: la résistance, le basket…Toute l’histoire évoquée par des grandes figures de la ville, des centaines de personnes venaient assister à ces causeries. Sony est heureux de nous accueillir et de nous mener à la rencontre de tous ces gens qui ont tant de choses à nous raconter. En une journée, on est déjà plus familier avec Grand Fort, un élément se dégage plus que tout autre: la mer. Même si les bateaux de pêche ne sont plus là, toute l’histoire de la ville est liée aux marins. On finit la journée pleins d’images en tête: les 130 bateaux de pêche, les milliers de harengs, la fuite vers la Bretagne par la mer pendant la seconde guerre, les cirés passés à l’huile de lin…on a hâte de revenir demain pour approfondir tout ça. Il y a autre chose aussi qui nous trotte dans la tête depuis ce matin, inévitablement, et qu’on chante tous, les uns après les autres: « Sunny ».

9621 ème article du blog

Tous là ce matin à dix heures. Bien là. Pour l’installation au Q.G. On squatte le local des jeunes de Grand Fort Philippe pendant une semaine (Qu’ils nous en excusent !). A deux pas du centre social. On s’est réparti en groupes. Marie, Didier, Hervé et Céline sont au Café le Cheval Blanc, chez Luce et Michel qui pour l’occasion ont invité des clients pour nous rencontrer et parler de la vie à grand Fort Philippe. Martine, Jérémie et Maggie sont au musée de la mer et à la maison du sauvetage avec un adjoint au maire qui leur fait la visite. On démarre ce matin par l’histoire de la ville et on va continuer cet après midi avec les coeurs vaillants, qui ont pris en charge les enfants depuis des lustres à Grand Fort Philippe, pendant les vavances. Et pendant tout l’après midi (non stop) on va discuter avec des habitants, toutes générations confondues qui vont nous faire découvrir Grand Fort Philippe. On va finir la journée au café le Dundee et avec les majorettes qui s’entraînent au club de tennis. A côté du parking. A côté de chez Céline (qui travaille au Bateau Feu ,la scène nationale de Dunkerque  et qui habite Grand Fort Philippe). Céline nous accompagnera toute cette semaine.

Portrait Grand Fort Philippe

Après l’hôpital de Lens avant-hier, le portrait de Grand Fort Philippe, à côté de Petit Fort Philippe et Gravelines, commence. Avec le Bateau Feu et ses poissons volants. Dès demain matin. Le rendez vous est fixé à dix heures au centre socio-culturel. Dès demain dans le froid et la neige dans Grand Fort Philippe, ville mer traversée par un magnifique chenal au bout duquel se dresse fièrement un grand phare noir et blanc, nous marcherons dans les rues et sur le bord de l’eau. La neige sur l’eau, le silence sur le silence. Nous nous réjouissons par avance de ces découvertes à venir, de ces personnes nouvelles qu’on va rencontrées. Avec qui on va faire un bout de chemin. Avec qui on va remonter le cours de Grand Fort Philippe et des environs. On va mettre nos expériences en commun pour faire parler la ville. Et parler avec elle. Avec les personnes. De ce qui a cours, de ce qui n’a plus cours. De ce qu’on s’efforcera de retrouver. Et de tout ce qui s’invente sur ce qui a déjà été. Danser ensemble. Faire du théâtre ensemble. Et faire notre film spectacle. Avec et pour les gens.

J’aime Mardyck, je l’adore

Aujourd’hui, à Mardyck, tout le monde devait être à la piscine, tout comme hier tout le monde était à la salle des fêtes pour le portrait. On aurait eu très envie d’y être, prolonger la fête, Alain Fatis nous a dit qu’on faisait partie de Mardyck maintenant, alors mince, on ne devrait pas manquer les trente ans de la piscine ! Dire au revoir n’était pas évident hier, Anita nous a dit qu’on parlait encore plus vite qu’elle pendant le portrait, qu’elle ne se doutait pas qu’Hervé était un si beau danseur, qu’elle avait été si heureuse de nous avoir cette semaine, qu’elle nous avait aimés, et Jean-Claude aussi. Octave et son épouse nous ont donné leur adresse en nous disant qu’on pouvait séjourner sur Mardyck quand on voulait, Octave nous a demandé de penser à lui parfois. François, le père de Thomas était désolé que son fils ait raté ça. Thomas n’était pas là hier, il était à Disneyland, « Mais Disneyland il y est allé cinquante fois ! ça c’était unique ! » ll y aura toujours le DVD Thomas ! M. le Maire n’a pas oublié de nous ramener ses pissenlits blancs et on est tous reparti avec notre botte. Penser à Mardyck, encore et encore. Dans le train, en contemplant d’autres paysages, des mots, des expressions qui reviennent : PPRT, tendresse, Seveso Seuil Haut, Village gaulois, Pissenlits Blancs, Octave, Zonage, Anita, source de vie, Pynthe, Élodie, Thomas, Dyckmar, piscine, Simon Duforet, Guernica, on a fait notre temps, Saint-Nicolas, digue du Braek, Gilles Delattre, Gérard Delattre, Geoffrey, Louis XIV, parapluie, c’était l’époque, lard et carotte, j’aime Mardyck, je l’adore…

Mardyck, merci, merci, Mardyck, Mardyck, merci, merci, Mardyck, merci, Mardyck, merci !

Merci à Mardyck, aux habitants de Mardyck ! Merci au Bateau Feu ! A la maison du village ! Merci à tous ! De tout coeur ! On a passé dix jours formidables à Mardyck. On ressort de là grandi par toutes ces rencontres. Et quelle chance nous avons eue hier de voir tout ce monde à la salle des fêtes ! Pour la séance de 19h, il y avait tant de monde que nous n’avions plus suffisamment de places assises. Les dernières personnes arrivées sont restées debout au fond de la salle. C’est un plaisir énorme de voir et d’entendre le public réagir. Et commenter. Hier à Mardyck, c’était une journée de Noël ! Il y avait le film-spectacle et le marché de Noël où on a pu goûter aux gaufres, aux crèpes et au vin chaud d’Anita et faire quelques courses… Puis on est passé saluer tout le monde au pub mardyckois. Avant de reprendre le spectacle de 19h. Sans oublier les échanges qui prolongent la Veillée autour du verre de l’amitié offert chaleureusement par la mairie et M. Blanchard, maire du village (qui cultive un merveilleux pissenlit blanc dont tout le monde nous dit qu’il est excellent). Merci à tous pour ces échanges, ces rencontres, merci à chacun pour ce qu’il fait et ce qu’il est… Merci de nous avoir rendu la vie si belle pendant dix jours. Merci de tout coeur (c-o-e-u-r) ! Comme toujours on ne voulait pas que ça se termine ! On aurait pu aller ce matin fêter les trente années de la piscine et apprécier le ballet aquatique dont on nous a mis l’ eau à la bouche pendant le film-spectacle ! Merci !