Et puis elle chantait, avec une voix, qui, sitôt, m’enjôla

On revient véritablement enchantés de notre ballade en ballades. On a commencé par chanter « la bohème » à une dame, Marie K chantait les couplets et nous tous ensemble les refrains. Nous c’est Lina, Martine, Hervé et Marie L. On chante pas forcément juste, mais les gens non plus alors ça les rassure qu’on soit là. On a parlé d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, enfin si, puisque Lina en a 19. Ensuite, on a chanté pour Mathieu, 9 ans et une autre jeune fille de 20, ils ont tous deux choisis Piaf, et non, rien, de rien, on n’a rien regretté. Mathieu aurait bien aimé Sexion d’Assaut, mais on ne l’avait pas dans notre liste, on va peut-être rajouter « Avant qu’elle parte »…On a aussi cherché des poux dans la jungle de nos cheveux, on s’est levé et on s’est bousculé comme d’habitude et on a fini dans le magasin d’Anabelle, où on a attrapé un coup de soleil, un coup, d’amour, un coup de je t’aime….Anabelle nous a offert des bonbons, on a fini la matinée enchantés et tous on est repartis dans le tourbillon de la vie.

Enchantons-nous

Ce matin, il fait très beau et très chaud à Lorgies. On a un peu peur de fondre dans la SMOB pour notre filage à 16 heures mais on ne va quand même pas se plaindre, ça faisait longtemps qu’on l’attendait ce temps là. On est tous au QG, l’ambiance est joyeuse. Marie K imprime des paroles de chansons qu’elle va aller offrir de portes et portes, et d’aventures en aventures…On est plusieurs à vouloir aller chanter aux portes mais ça ne serait pas raisonnable et ce ne serait pas un cadeau fait aux habitants. On essaie ce nouveau protocole, Marie K va chanter une chanson et après on demandera aux gens ce qu’ils aiment et on chantera avec eux. Marie L chante très faux mais elle connaît beaucoup de chansons par coeur. On part super motivés, Guy nous dit: si ça marche pas, ne vous découragez pas, au début, les protocoles ne marchent pas toujours. C’est pas parce qu’on ne l’a jamais fait qu’il ne faut pas le faire.

Levinas

« Être responsable (répondre de) pour l’autre par l’autre ce serait seulement être originairement exposé à la proximité du visage de l’autre. La responsabilité devient une forme originaire de la sensi­bilité, parce que toute sensibilité serait non pas d’abord marquée par le contact avec les choses, dans l’espace et le temps, mais d’abord par « l’exposition à l’autre ». Secrètement, l’autre habiterait mon expérience sensible la plus élémentaire, celle même du man­ger et du boire, la jouissance comme la douleur…

Dans son travail, Levinas disjoint le concept de responsabilité de celui de liberté et d’intelligibilité. Il rattache la responsabilité à la passivité la plus radicale, à la sensibilité elle-même audacieusement ramenée à l’affection pour l’autre. Le respect dont la responsabilité pour l’autre est le fondement, n’est pas un exercice de la raison. Je ne suis pas libre de respecter autrui. La responsabilité, sans laquelle aucun respect n’est possible, s’éprouve antérieurement à tout choix. Ce que je « dois » faire pour l’autre m’est dicté par sa seule présence incontournable, par sa seule proximité et non pas un horizon d’altérité universelle. La responsabilité, et par conséquent l’éthique Levinassienne, n’est pas paradoxalement une relation ou une com­munication, mais un mouvement irrelatif, absolu, interne au sujet : le passage du Moi au Soi, du volontaire au non-volontaire. »

la vie est belle

Plus on va dans les villages (à Lorgies surtout) plus les gens nous disent qu’ils sont au courant. Samedi après-midi à 16h et à 20h a lieu le film-spectacle du Portrait de Lorgies et Richebourg. On a fait du porte à porte tout au long de l’après-midi. C’est très agréable sous ce soleil de plomb et par ce temps orageux. On avait perdu l’habitude. On a tant connu le froid à chacun de nos portraits, jusqu’en Bretagne, dans ce magnifique village de Châtelaudren. A Grand-Fort-Philippe, il avait neigé et le verglas avait obligé quelques uns d’entre nous à rester chez eux, tant les routes étaient mauvaises. On a revu Paulette cet après-midi et l’un de ses fils. Ils ont réservé aux deux séances du film-spectacle. Martine, Didier, Hervé et Lina sont allés à Richebourg pour dire des textes et danser. Didier a sorti la petite sono portable et clamé les textes du blog au micro. Des personnes nous ont demandé l’adresse du blog pour se procurer les textes. Nous sommes maintenant tous réunis dans la salle du conseil municipal de la mairie de Lorgies. Fin de journée. On s’affaire autour de nos ordinateurs, pour finir un montage, pour  lancer un dernier article sur le blog, pour chercher une musique ou pour préparer les textes qui seront dits pendant le film-spectacle sur la scène de la Smob…

sortie d’école à Richebourg

Hervé, Didier, Martine et Lina se rendent à la sortie de l’école de Richebourg. Des parents attendent déjà que la grille s’ouvre et que leurs enfants sortent. On en profite pour distribuer des tracts et mettre en route la musique durant les courtes minutes qui précédent la sortie de enfants. Dès l’ouverture Hervé entre dans la cour et se met à danser sur de la valse. Les enfants s’arrêtent, se mettent autour de lui et petit à petit, ils l’entourent. On peut lire la surprise sur leur visage la curiosité. Qu’est ce qu’un danseur peut bien faire dans la cour de leur école ? Cette question ne leur reste pas bien longtemps en tête, très vite ils regardent Hervé attentivement, scrutant les moindres mouvements qu’il effectue. Apres quelques minutes il salut, les enfants applaudissent, contents de ce qu’ils viennent de voir. Le directeur remercie Hervé      « Reviens quand tu veux!» lui dit-il. Ce fut un court, mais très joli moment.