
La toute première de NO BORDER a eu lieu aujourd’hui devant un public très attentif de lycéens et les gens de l’association Passerelles. On vous attend demain pour la première tout public. NO BORDER! GO!
Blog
Omron
Ah le théâtre ! Le théâtre ! On ouvrait grand la bouche et on hurlait. On a fait ça pendant des années comme un gimmick, une façon de clore la conversation.
Jour 11 CLOSE TO ME…
Avant-dernière journée CLOSE TO ME à Compiègne. Le groupe d’adolescentes (et oui, on a eu que des filles cette fois-ci) est hyper créatif et enthousiaste.
Ce matin, on a réalisé un clip autour de la superbe chanson BORDERS de M.I.A. ça va tout déchirer sur le plateau, on a hâte d’être en février…
Cet après-midi, le joyeux petit groupe est allé rencontrer au coeur du Clos des Roses au centre social une bande de jeunes dynamiques ainsi que des animateurs motivés.
Bref, encore une belle journée.
Les jeunes tiennent le blog de leur projet. Vous pouvez le retrouver en cliquant sur le lien ci-dessous:
Pendant ce temps là, à la base 11/19
Pendant que le projet « Close to me » suit son cours de Lille à Compiègne, ça y est, la création de « No Border » a commencé à Culture Commune !
Depuis déjà une bonne semaine à vrai dire. La semaine dernière, la première partie de l’équipe est arrivée : Blanca et Sébastien sont circassiens, ils font du main-à-main. Mourad est danseur et percussionniste corporelle. Hervé vient du hip-hop et est selon Guy, le danseur de toutes les danses. Forbon s’occupe de la création musicale : il sera aussi sur scène pour la musique live et peut-être aussi pour la danse. Christophe est le régisseur général. Jérémie s’occupe de la création vidéo pendant que les danseurs-circassiens-musiciens travaillent les corps avec notre chorégraphe Pascaline et les percussions avec Johannes, qui leur enseigne le gum-boot. Le gum-boot, c’est une danse traditionnelle percussive qui vient des mineurs d’Afrique du Sud. C’est une danse de révolte, une danse de revendication, une danse qui tape du pied, des mains contre les cuisses et les mollets, des bottes en caoutchouc contre le sol.
Lundi, Nadége et Claire nous ont rejoint. Nadège, l’autrice du texte, sera aussi sur scène. Claire s’occupe de la création lumière. Depuis aujourd’hui, Simon est là pour la régie son. Ces derniers jours, la technique est à l’honneur au plateau pendant que les autres sont en salle de répétition. C’est encore le début, c’est encore tout frais, mais ça prend forme petit à petit. Si on passe dans la nef de Culture Commune, on peut entendre des corps, des voix, parfois un peu de musique. On a hâte.
Y a de la pluie mais bon, on est en Picardie…
Ce matin, nous avons fait trois interviews du Centre de Ressources de la lecture, Sébastien, l’animateur nous a expliqué pourquoi c »était utile pour le vivre ensemble: ils apprennent à parler, lire et écrire le français pour les aider à passer un examen pour pouvoir travailler et avoir la nationalité française.
On a ensuite vu deux groupes de trois personnes apprenantes au centre très ouvertes à nos questions. Nous avons rencontré deux colombiennes, un allemand, une espagnole, une bulgare et une arménienne.
Ils nous ont tous dit que le français était une langue difficile, que nous, les français, nous étions difficiles d’accès et que c’était dur de s’intégrer et de se faire des amis ici.
La langue est hyper importante pour trouver du travail.
On est rentré sous la pluie puis on a mangé ensemble à l’espace Jean Legendre.
Ensuite, nous avons préparé les questions pour aller à l’Association de Médiation Inter-culturelle (l’A.M.I). Jean et Soazic étaient très chaleureux et on a été très bien accueillis. On s’est réparti les rôles pour la bonne tenue de l’interview. Ils étaient un peu stressés par la caméra mais ils se sont vite détendus. Ils adorent leur métier d’animation sociale et inter-culturelle. Ils arrivent à faire la part des choses entre leur métier et leur vie sinon ce serait trop dur pour eux. La directrice Hanen ne voulait pas apparaitre sur l’écran prétextant une maladie mais sa passion pour son métier l’a finalement
Close to me – jour 5
A l’ouest de la Deule, on cherche un début de réponse…
On rentre dans le vif du sujet en ce troisième jour de résidence. On apprend à vivre-ensemble en groupe, ce qui est déjà une étape en soi. Le groupe Close to me « Grand Bleu » commence à s’apprivoiser, un peu comme le chat très amical que nous avons rencontré dans le quartier Bois-Blanc cet après-midi et qui a beaucoup plu à Oumar.
Vivre ensemble, c’est le sujet du spectacle mais on se rend compte que ce n’est pas si simple que cela, ou pour être plus précis c’est très (trop) large.
Nous avons interviewé l’association des « Voisins du quai, mais pas à l’ouest » cette après-midi. Ce sont des personnes qui ont décidé d’habiter de manière participative. 6 ans et demi de projet avant de pouvoir entrer dans les logements. Ils viennent d’emménager en juin. L’expérience est fraiche mais ils nous ont dit deux-trois trucs sur la manière dont ils ont réussi à se la jouer collectif:
Le début de la recette serait: le temps. Il faut du temps pour se mettre d’accord. Comprendre ce que l’on veut ensemble et trouver un consensus sur les arts de faire demande de la diplomatie, de l’écoute, une envie de partager, quelques sacrifices et du temps. Une façon de voir le monde qui s’écarte un peu de nos sociétés modernes: remettre en cause nos individualismes et nos façons de consommer.
Demain, nous avons deux interviews à faire…Peut-être que les gens que nous allons rencontré pourront compléter la liste des ingrédients de la recette.
Vous pouvez suivre les textes écrits par les adolescents du projet sur https://closetomehvdz.wordpress.com/
Texte d’Emmal sur la difficulté de la rencontre
Tous mes amis ne sont pas pareils. Pour moi, peu importe le physique. Mes amis ne sont pas forcément comme moi. Je tolère leurs défauts: par exemple, ils fument et moi, je n’aime pas ça.
A Lille, je me suis fait un groupe d’amis avec qui je joue au foot chaque semaine. Avec mes amis, je partage mon intimité. Je me suis fait des amis français aussi. Trois mois, ça peut suffire pour se faire des amis. L’important, c’est la confiance.
Au départ, j’ai rencontré des afghans puis j’ai ouvert mon groupe à Françoise, Aurélien, …
C’est plus simple d’être amis avec des gens qui parlent la même langue que moi. Ce n’est vraiment pas une histoire de culture, le problème c’est la langue.
Si on parle la même langue, on peut aller vers les autres. Se comprendre est important. Si je ne comprends pas, je ne prends pas confiance en moi dans un groupe.
En Allemagne, les gens étaient plus gentils avec moi qu’en France. Ils m’invitaient plus à faire des choses avec eux. ici les gens prennent moins le temps de la rencontre. Moi, j’ai très envie de rencontrer des gens.
Par exemple, les filles ici sont plus compliquées. J’essaye de leur parler mais j’ai l’impression que je leur fais peur: est-ce parce que je suis un garçon ou un étranger?
Je ne comprends pas ces réactions. Ce n’est pas partout pareil.
Est-ce que les filles peuvent m’expliquer ce qu’il faudrait faire?
Moi quand je rencontre quelqu’un, je l’écoute. quand quelqu’un m’aborde dans la rue, je l’écoute.
Pourquoi les filles ne font pas pareil?
CLOSE TO ME / deux jours de résidence au Grand Bleu
ALICE ADLER
13 ans / 08/04/2005
Flûte traversière, escalade, aime le théâtre, aime faire des gâteaux
Une soeur, deux parents mariés
Deux poissons rouges
Rose pâle
Bordelique
Aime Halloween
Aime piscine et cinéma
Activités extérieures
A fait de l’équitation
Veut être décoratrice d’intérieure ou styliste
OUMAR
Age: 16 ans
Origine: Je viens de la Guinée et je suis né dans la ville de Manou là où j’ai grandi. La Guinée est un pays vraiment beau et sympa. Quand j’étais petit j’aimais jouer au foot avec les amis, la musique. Une des traditions en Guinée: le bazin, qui est une tenue traditionnelle. Mes plats préférés sont la sauce de manioch, le « tot » c’est de la purée avec des aubergines, de la sauce. J’ai appris à parler un peu le français à l’école. Je suis arrivé en France début août 2018, j’aime la France et j’aimerai pouvoir préparer mon avenir. Je voudrais travailler dans la mécanique pour les voitures. Je commence le lycée le 5 novembre à Alain Savary à Wattrelos. J’habite au 63 rue de l’alcazar à Lille, à la maison Denis Cordonnier. Depuis que je suis arrivé en France j’aime beaucoup faire de la boxe, de la musculation, le basket.
HOURY:
J’ai 16 ans.
Origine: Je viens de Guinée, et je suis né dans la région de Boké. J’ai grandi dans la ville de Konakry qui est la capitale de la Guinée. Quand j’étais petit, là-bas, j’aimais danser au football avec les amis. Mes plats préférés sont les feuilles de patate douce, la soupe aux poissons, les tieps avec le manioch. J’ai été arrivé en France en juin 2018. J’ai appris que dans l’histoire la France a colonisé la Guinée c’est pour ça que j’aime la France. Je suis venu sans ma famille pour préparer mon avenir. Je voudrais travailler dans la maçonnerie. Je commence le lycée le 5 novembre à Louis Loucheur à Roubaix. j’habite au 63 rue de l’alcazar à la maison Denis Cordonnier. J’aime bien écouter de la musique, le rap et regarder la télévision.


















