Dimanche, on a sonné à 212 portes.

Dimanche, journée de porte à porte pour demander aux gens s’ils acceptent de poser 30 secondes devant leur porte, et dans un second temps s’ils peuvent nous montrer un objet important pour eux, qui représente leur culture, leur histoire ou qu’ils trouvent beau.

On a commencé par un immeuble de 15 étages. Une dame nous fait entrer, on prend l’ascenseur pour le 15 ème. Et on descendra les étages un par un, pour sonner à toutes les portes.

Bonjour ! On est une compagnie de théâtre et …ah mais on s’est vus à la médiathèque ? Oui, je vais chercher maman.

Maman ! Maman ! C’est le caméras du marché !

Bonjour madame !

Ah, on l’a déjà fait votre truc, au marché et à la médiathèque.

Oui, mais aujourd’hui on propose autre chose : est ce que vous accepteriez de poser 30 secondes devant votre porte ?

Ca peut être les enfants ?

Bien sur !

Trois étages en-dessous : mais je suis en robe de chambre ! On peut repasser madame. Oui d’accord, faites les autres portes et revenez me voir.

10 minutes après, cette dame était impeccablement habillée et coiffée. Ensuite, l’objet qu’elle nous a présenté était une noix de coco évidée.

Bonjour, on est une compagnie de théâtre…ah super ! Allez les filles, on se bouge, on va poser pour le cinéma ! Désolé pour l’attente. Allez allez !

Un homme nous ouvre, il porte un magnifique sarong. Il appelle son fils, qui est en fauteuil roulant pour traduire l’explication de ce que nous faisons là, dans son immeuble. Il nous fait entrer et à l’issue de la discussion, c’est le petit garçon qui pose devant la porte.

Ça met la pression mais au final on aime ça

Ce matin, à la GRS, on rencontre un groupe soudé. Toutes les filles présentes, âgées de 14 à 17 ans, se connaissent depuis toujours. Elles ont toutes commencé à 5 ou 6 ans et s’entraînent 9 heures par semaine, parfois jusqu’à 14 heures quand il y a une compétition. Orlane nous dit que la compétition lui a appris la vie, l’effort, que « ça met la pression mais au final on aime ça. Et puis on voyage, on dort à l’hôtel, on est toutes ensemble. » Elles participent a des compétitions en équipe, elles s’encouragent donc les une les autres, s’applaudissent à chaque enchainement réussi. La discipline est dure, précise mais l’ambiance est chaleureuse. On est très heureux d’assister à l’entrainement des championnes d’Essonne, elles sont tous de Ris-Orangis, ont toutes rencontré cette discipline au hasard de la fête des associations, et sont toutes fières de leur ville. Orlane qui habite sur le plateau et adore son quartier, elle aimerait devenir juge lors des compétitions et compte faire des études pour devenir professeur de sport. « J’aimerais aussi continuer ma discipline et devenir monitrice de GRS, dans l’idéal à Ris-Orangis. »