Les frites 18/10 et 11/19

On a mangé à la cantine du collège Pierre Norange, qui est un collège sans racisme d’après une plaque en verre apposée à l’entrée. On va y manger tous les jours de la semaine et on en est bien contents. Encore une fois, on est reçus comme des rois, par le principal, M. Menez et Mme Auber-Cuny, la principale adjoint et par tout le personnel de la cantine. On se régale et on échange longuement avec les responsables de l’établissement. A la fin du repas, le chef vient nous voir et on le félicite, surtout pour les frites maisons ( Marie et Jérémie ont eu du rab). « Ah mais c’est pas maison! c’est steack house, elles sont préfrites, mais très bien calibrées,c’est des 18/10 comme les vraies frites de notre enfance » nous répond-t-il. On ne savait pas que les frites étaient calibrées. Cécile lance à la tablée: « Il y a les frites 18/10 et les frites 11/19 ».  Cécile est en grande forme, elle part à Paris dans l’après-midi mais nous retrouvera vite sur le portrait. Elle nous a dit tout à l’heure  qu’elle avait passé 9 ans à la Chesnaie étant jeune, mais la tour dans laquelle elle vivait a été détruite, on aura encore plein de questions à poser à Cécile.

Il y a un vent à décorner les boeufs, comme dirait Cécile

Tous, non, presque, tous arrivés à Saint-Nazaire, sous la pluie et la tempête, mais on a tous, non, presque tous, bien dormis. Presque tous, parce qu’il manque Guy qui joue la Brique au Prato mais qui nous rejoint bientôt, et Sophia qui nous rejoint demain soir. Presque tous bien dormis parce qu’il y en a une très malade, grippée depuis cinq jours, et une autre bien embêtée la nuit par un ventre de plus en plus rond, on ne citera pas de noms… Arrivés ce matin à l’espace civique de la Chesnaie accompagnés par Angèle, on est accueillis comme des rois et impressionnés par l’activité du lieu. Il y a un bar et plein de monde au comptoir, des ouvriers qui boivent un petit café sous un arbre à palabre, des animateurs, des tas d’animateurs qui s’activent d’une pièce à l’autre. On s’installe dans le QG,d’où l’on peut entendre en continue des voix et des rires. A peine le temps de parler du planning que déjà, Didier et Jérémie doivent partir à l’école pour un Godot et des pas-de-couloirs. Ils sont accompagnés d’Angèle du Théâtre et de Frédérique qui est en stage avec nous sur ce portrait. Maggie et Marie vont aller se promener dans l’espace civique, sûres d’y croiser mille et une personnes. C’est parti pour un portrait à cent à l’heure,  on va essayer de ne pas s’envoler.

Alertez les bébés !

On the road again to St Nazaire en passant par Evry pour Jérémie et Maggie. Dès demain matin à la première heure, on démarre le Portrait-Veillée du quartier de La Chesnaie. On va retrouver tous nos camarades du théâtre de St Nazaire et on va s’installer à l’espace civique au beau milieu du quartier. Moins d’une semaine après Aimer si fort… au théâtre de St Nazaire. Y a de la fatigue dans l’air mais c’est pas un mois de février qui n’en a pas l’air, mais alors pas du tout (on se dirait en automne) qui va nous rétamer. Et on joue La Brique au Prato (à Lille) demain et après demain. On l’avait dit,  février et mars, c’est chaud bouillant à Hvdz ! On ne va pas se laisser avoir par un mois de février un peu surchargé. Faut pas rire ! Tu vas voir le médecin, il te dit,  je vous arrête quinze jours ? Tu dis : pardon ? J’arrête pas, je continue. Donnez moi un remontant, pas un Guronzan, j’attrape des palpitations (déjà que ça tourne), du magnésium , des vitamines, de la sérotonine (comme dit Mathilde dans Aimer si fort…). Dès demain on est à deux cents à l’heure dans le quartier de La Chesnaie à St Nazaire. Maggie, toute l’équipe des relations publics (toutes artistes) ont préparé le terrain aux petits oignons. Quel pied ! On va en prendre à nouveau plein les yeux, les oreilles et tout ! On n’en sortira pas indemne, c’est sûr ! De toute façon, y a bien longtemps que c’est comme ça, on s’est nourri à fleur de peau, et maintenant tout est à vif ! Et c’est tant mieux ! On a hâte ! On navigue depuis des lustres au royaume de l’incurable inquiétude à la poursuite de l’insaisissable beauté du monde et des gens !