Actualité
histoire (3) du genevois au fil de l’Aire (rivière, lien naturel entre Saint Julien et ses hameaux)
A l’heure actuelle, la poussée démographique dans le Genevois est très dense même si elle a tendance à se tasser, ces dernières années parce qu’il y a un peu moins de travail sur Genève et ses alentours qu’auparavant. Quand les gens veulent construire par ici malgré le prix très élevé des constructions à cause de la proximité de la frontière, on les incite à s’installer dans les hameaux existants pour préserver les terres agricoles.
histoire (2) du genevois au fil de l’Aire (rivière, lien naturel entre Saint Julien et ses hameaux)
Après le traité de Turin en 1816 est créée la première zone franche dans le Genevois, on peut donc y commercer sans payer aucune taxe. Les échanges sont régis par le traité des relations bilatérales depuis 1872 qui se trouve régulièrement aménagé et renouvelé. Ce traité est aujourd’hui encore la base des relations entre Genève et le Genevois. Genève a aujourd’hui vocation à devenir une grande métropole qui, à terme, dans une ou deux générations, s’étendrait par delà la frontière et pourrait englober Saint Julien en Genevois.
Au cours de notre randonnée, on s’est arrêté de nombreuses fois, dont une fois pour découvrir une pierre où, au moyen âge on coupait les oreilles des voleurs. On évitait de leur couper les mains parce qu’on avait besoin de beaucoup de main d’oeuvre.
maison typique du genevois (rehaussée)
histoire (1) du genevois au fil de l’Aire (rivière, lien naturel entre Saint Julien et ses hameaux)
Le genevois dont le territoire est lié à la ville de Genève remonte à des siècles en arrière. La frontière entre la France et la Suisse, si on remonte très loin dans l’histoire, n’a pas beaucoup de sens. Ce territoire correspond à une voie de passage vers l’Italie du Nord, en passant par la vallée du Rhône et le Alpes. Les Romains ont fait de cette route, une voie stratégique. Au moyen âge, on y transportait de l’alun qui vient des pays orientaux et qui sert à fixer les couleurs sur les textiles. Ce territoire sert aussi à cette époque de zone de ravitaillement de la ville de Genève. Au moyen âge toutes les terres du Genevois sont aux mains du châtelain de Ternier. En 1536, Genève devient protestante et s’émancipe du Duc de Savoie, le catholique. Il y a eu dans ces années-là, énormément de va-et vient de population. En 1603, après l’échec de la tentative de prise de Genève par le Duc de Savoie, on signe les premiers accords commerciaux entre Genève et la Savoie qui autorisent le libre passage des gens et le libre commerce des biens. Ensuite , par chance, la région échappe à la guerre de trente ans. Par la suite viendra Napoléon 1er qui annexera le duché de Savoie et fabriquera le département du Genevois dont Genève fera partie.
Une vache dans les couloirs de l’école et hop les pompiers
L’Hôtel Le Soli était une ferme, avec des vaches laitières et un peu d’agriculture. Il fallait apporter le lait à la coopérative laitière. Parfois des vaches partaient se promener. On les retrouvait un peu partout sur la route. Mais un jour, il y en a une qui est entrée dans l’école de la Présentation de Marie, qui est juste à côté de l’hôtel. Compliqué de faire sortir la vache. Mais ce n’est pas pour ça qu’on a appelé les pompiers. L’animal a effrayé une des religieuses de l’école : elle n’est pas juste tombée dans les pommes, elle a dû être transportée à l’hôpital sous le choc après la vision d’une vache dans les couloirs de son école.
Stella et M.Studer
Frontalier…
Sur la grange
Le grand-père de Monsieur Gilbert Sublet est arrivé à Saint-Julien avec ses cinq fils. Ils se sont installés dans cinq fermes de Saint-Julien. L’hôtel de la rue Monseigneur Paget, c’était une ferme. La ferme de Gilbert. Mais Saint-Julien a changé, il a fallu remplacer les fermes par des logements. Alors Gilbert a transformé sa ferme en hôtel… mais la grange est restée la grange ! En patois savoyard, « l’espace au dessus de la grange, sous le toit, là où on peut aller dormir, où l’on monte par une échelle », c’est « le soli ». Et c’est pour ça Gilbert a appelé son hôtel « Le Soli ». Du coup, il peut dire à ses clients la même phrase que celle que son père disait à ceux qui travaillaient à la ferme et demandaient un endroit pour dormir la nuit : « Pas de problème, vous pouvez rester dormir sur le soli. »
L’amour, l’amour, l’amour…
Isabelle et Marie ont rencontré Geneviève Chapuis et Elisabeth Vérité cette après-midi. Ces deux dames oeuvrent depuis longtemps à Saint-Julien-en-Genevois dans le milieu associatif.
Elisabeth, elle, c’est plus le théâtre qui la passionne. Elle fait partie de la troupe Côté Cour 1603. Cette troupe fait du théâtre contemporain mais a monté en 2003 pour les 400 ans du traité de Saint-Julien un grand spectacle en costume. Cet événement a d’ailleurs donné son nom à la cour où désormais ils répètent.
Mais, au fur et à mesure de l’interview, on s’est bien rendu compte que ce qui anime la troupe, c’est l’amour. Beaucoup de leurs pièces abordent ce sujet.
L’amour consiste à prendre soin de l’autre, à s’inquiéter de lui, à le respecter et à essayer sans cesse de le connaître davantage.
Erich Fromm
L’amour, cela parle aussi beaucoup à Madame Chapuis puisqu’elle nous dit que ce qu’il faut à l’heure actuelle, c’est de prendre soin des autres.
Elle donne donc beaucoup de son temps pour faire du bénévolat dans plusieurs associations: l’association Découvertes, le don du sang, la bibliothèque de l’hôpital, l’atelier d’Andréa.
L’atelier d’Andréa, ce sont des costumières, couturières bénévoles qui font les costumes des comédies musicales, pièces de théâtre.
Il y a là-bas des tonnes de costumes.
Des petits trésors que l’on trouve à chaque fois, dans chaque endroit où nous allons.









