Rencontre sur la terrasse

Il y a toujours une rencontre quelque part. On se croise, on se frôle, on se voit. On s’approche, on fait un pas en avant. On va chercher l’autre, on lui offre une histoire. On rentre dans sa vie, on rentre dans son histoire à vie. On laisse une trace dans sa mémoire, on a partagé, on a vécu ensemble.                                         On s’est parlé.

Au Q, au Q, au Q.G!

C’est la pause mais tout le monde est au Q.G. parce que tout le monde a envie d’écrire. Les veilleurs éphémères se vannent mutuellement sur leurs textes. On sent que le groupe est plus à l’aise qu’en décembre lors du premier portrait, ça blague, ça bash à donf, ça se moque, ça rigole…

Christophe qui n’aime pas écrire prend Sylvie pour sa secrétaire, Sylvie écrit en rigolant en douce, Bouchra en forme olympique les déconcentre, les charrie. Lucien les écoute caché derrière ses lunettes noires (c’est la journée des poches et des cernes), Jérémie fait semblant de travailler, ainsi que Didier. Michel nous raconte ses problèmes de télévision, Martine s’est fait virer d’en bas,

Moi, j’écris de manière vraiment exacte tout ce qui se passe.

Joyeux et doux bashing…

Promenons-nous dans les bois

Avec Jérémie, nous avons décidé d’aller nous promener pour danser un peu partout. Et là, sur le chemin, je me suis retrouvé dans un champ d’herbes séchées entourées de marécages, c’était d’un goût !, celui d’un morveux qui se mouche. Soudain, nous avons vu ces « arbres effrayants », comme disait Jérémie. On s’imaginait un jour d’automne, pluvieux, avec toutes ces branches entrelacées et entremêlées. Ça nous a été difficile de les démêler.

Sache donc cette triste et rassurante chose que nul, Coq du matin ou Rossignol du soir, n’a tout à fait le chant qu’il rêverait d’avoir !

Jeudi matin, dans l’herbe sous un soleil caressant, les veilleurs répètent les 4 chansons à offrir aux gens cette après-midi. On sent que cela fait du bien pour trois raisons principales: on est tous ensemble, on chante et ça nous plait.

Après avoir plus ou moins accordés nos violons, nous sommes allés offrir nos quatre chants à la cuisine thérapeutique. Des femmes souriantes nous ont écouté en cuisinant un risotto de crevettes au lait de coco.

Plaisir des papilles, plaisir des oreilles, plaisir des yeux.

Finalement, tout ce qu’on fait, ce n’est qu’être ensemble: cuisiner ensemble, chanter ensemble, écrire ensemble, manger ensemble, galérer ensemble, réfléchir ensemble, parler ensemble, faire un film ensemble.

 

 

Les cuisines thérapeutiques

Deux passages à la cuisine thérapeutique ce matin :

  • une première fois pour leur demander de faire dire des citations, c’est l’heure du café, chacune prend le temps de choisir soigneusement sa phrase, de l’apprendre et de la dire en regardant la caméra droit dans les yeux. C’est Michel qui filme, c’est l’occasion de faire un stage express, Michel est réactif et en peu de temps le tour est joué.
  • une deuxième fois pour chanter, à notre arrivée les effluves du risotto au lait de coco et aux crevettes, il est presque midi, nos narines sont ravies et notre estomac nous fait la tête. Il voudrait lui aussi être rassasié mais on ne chante pas la bouche pleine. Et on a une sacrée playlist : Allez, allez de Camille,  Amstrong de Claude Nougaro, La Javanaise de Serge Gainsbourg et Yellow Submarine des Beatles dont les couplets sont interprétés en solo par notre infirmier à l’âme de marin des grands océans : Xavier.

Finalement, juste après un nouveau flashmob, on a mangé sur les tables extérieures de la cantine du bœuf avec de la purée.